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20/02/2016

En raquettes dans le Queyras :2 - Montées aux cabanes de La Gardiole (2200mètres) et de la Baoude (2100mètres)

 

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Celles et ceux qui nous ont fait le plaisir, et surtout ont eu le courage, de nous accompagner au refuge de La Blanche (voir ma note précédente) doivent avoir une pêche d’enfer, aussi je leur propose de faire en un jour ce que nous avons fait en deux. Soit une première virée jusqu’à la Bergerie de la Gardiole, avec à la clé 500 mètres de dénivelé, puis une seconde jusqu’à la cabane de Baoude, ce qui ajoute 500 mètres de dénivelé. Vous êtes partants ? Oui ! Je n’en attendais pas moins de vous ! Alors en route !

 

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Nous sommes dans une telle forme que nous avons gravi les 500 mètres de dénivelé sans nous en rendre compte et nous voilà déjà rendus à la bergerie de la Gardiole, lieu prévu pour notre pique-nique. Il faut dire que fouler la neige vierge en raquettes provoque une ivresse incomparable et une joie enfantine et l’on sait bien que les enfants ne ménagent pas leurs efforts jusqu’à ce qu’ils s ‘écroulent sur leurs lits morts de fatigue ! C’est sans doute ce qui nous attend quand nous serons rentrés au bercail!

 

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Une fois nos agapes terminées, loin de redescendre nous demandons à Patrick, notre guide, de poursuivre notre ascension dans les alpages pour jouir plus largement du magnifique panorama qui s’offre à nous.

 

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Outre la beauté des paysages, ineffable est le plaisir de descendre à grandes enjambées dans des pentes couvertes de neige vierge !

 

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Le manteau neigeux qui recouvre tout ou partie de la montagne lui confère un aspect irréel. Elle perd de sa densité, de son épaisseur et semble mois menaçante. Mais pourtant elle est encore plus dangereuse et gare à celui qui s’égare ou se fait prendre par une avalanche, car il est vite transformé en bonhomme de neige !

 

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J’espère que malgré mes mises en garde, vous êtes d’accord pour repartir pour une nouvelle virée en direction de la cabane de Baoude, perchée sur un magnifique plateau alpin. A voir mon sac (c’est mon ami qui prend la photo) vous comprenez que l’on ne part jamais en rando montagnarde hivernale, même s’il fait grand soleil, sans équipement chaud. C'est indispensable car le temps peut à tout moment changer et l'on n'est jamais à l'abri d’une mauvais chute qui pourrait nous immobiliser. Certes, le sac tire sur les épaules mais la sécurité est à ce prix ! L’autre inconvénient est qu’il n’y a guère de place pour emporter un flacon de « rouquin», mais le vin chaud qui nous accueillera le soir à l’auberge nous fera oublier cette privation !

 

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Notre guide Patrick qui lit « la nature »,comme vous et moi lisons les livres, décrypte les traces laissées par les animaux pendant la nuit. Là, nous voyons les traces d’un lièvre qui a descendu en courant le talus. Bon cela dit, ne me demandez ni son sexe ni son âge, le talent de notre guide ne va pas jusque là !

 

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Nous approchons du plateau où est implantée la cabane de Baoude, surplombée par une barre rocheuse où, selon notre guide, nichent des aigles.

 

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Bientôt la cabane est en vue, promesse d’une pause ensoleillée et idyllique.

 

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Idyllique elle l’est effectivement, compte tenu de la vue somptueuse que nous avons sur la chaine qui nous fait face

 

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Mais aussi parce qu’un jeune aigle (que l’on identifie grâce aux plumes blanches sous ses ailes) nous fait une magnifique démonstration de son aptitude à utiliser les courants d’air ascendants pour se déplacer sans bouger la moindre rémige !

 

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Le pique-nique achevé, Patrick, qui a constaté que nous avons grimpé nos 500 mètres sans sourciller et émettre un seul grommellement (voilà un mot un peu désuet que les ados –s’il y en a qui lisent ce blog – risquent de ne pas comprendre) nous emmène à l’assaut du sommet de Baoude, ce qui rajoute au menu 100 mètres de dénivelé, effort qui, accomplit sur la digestion, est loin d’être négligeable. Les montagnards savent de quoi je parle !

 

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Le sommet nous offre une vue panoramique sur les chaines de montagnes environnantes, ce qui nous donne l’impression d’être devenus des aigles, certes un brin déplumés pour certains d’entre nous (dont je suis !)

 

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Dans la descente nous « lâchons les chevaux » et dévalons, en riants comme des enfants, des pentes couvertes d’une neige poudreuse qui nous rend euphoriques, comme du champagne, que certains au demeurant ont à cœur de goûter ! Par charité je ne mets pas de photo !

 

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Pour clore cette belle journée, le soleil en se retirant met le feu à quelques nuages restés en rade au dessus des sommets. Et, pour notre part, comme prévu, une fois bu notre vin chaud et avalé le pantagruélique repas montagnard de l'Auberge, nous tirons très vite notre révérence et dormons comme des "bébés". 

 

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Vous aimez lire mes récits de randonnée, alors sans doute apprécierez vous la chanson que j'ai composée en hommage à la marche - cette passion que je partage avec vous - et que vous pouvez écouter sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom)

 

Texte & Photos (sauf la 6ème C. Harmoy) Ulysse