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14/10/2017

Promenons nous aux moulins de la Foux

 

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Vous connaissez mon goût pour les montagnes dont les sentiers font battre mon cœur aussi fort que lorsque, jeune homme encore, je grimpais quatre à quatre les escaliers qui menaient à la chambrette de ma belle. Mais de temps à autre, je ne déteste pas baguenauder sur des sentiers plus propices à la rêverie et aujourd’hui je vous invite à en découvrir un parmi les plus charmants, d’autant qu'il sent la noisette ! Ce sentier part de Navacelles, petit village – pittoresque bien évidemment – niché au fond du formidable cirque de Navacelles, grand site de France.

 

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Ce cirque, ainsi que les gorges qui le précèdent et le prolongent, ont été creusés par une modeste rivière, La Vis, dont on va remonter le cours aujourd'hui paisible, mais qui connait parfois des flots tempétueux. Comme l'on dit "Méfions nous de l'eau qui dort".

 

 

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Alors que le causse du Larzac, dans lequel elle a creusé son lit, connaît un climat semi aride l’été, ses eaux ont permis à une végétation dense et arborée de s’implanter sur ses rives, y créant un havre de fraîcheur. Les noisetiers en particulier s'y plaisent nous offrant le plaisir de la cueillette au grand dam des écureuils du lieu. J'espère que la SPA ne m'intentera pas un procès !

 

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Aujourd’hui, avec les amis qui m’accompagnent, babillage et contemplation sont de mises. Le sentier plat nous permet de nous mettre en « pilotage automatique » et nombreux sont les arrêts pour admirer le jeu des ombres et des lumières dans l’eau.

 

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Même les arbres, qui ont rarement l’occasion de se voir, prennent un plaisir un brin narcissique à se mirer dans l’eau

 

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L’heure du pique-nique approchant, nous apercevons fort opportunément une plage de galets propice à notre installation et à mon incontournable sieste, mon dos de fakir supportant l’aspérité des galets. Cinquante ans de randonnées en montagne vous endurcissent !

 

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Le lit de la rivière se resserre car nous approchons de sa source ou plutôt de sa résurgence car la Vis est souterraine sur une partie de son parcours.

 

 

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Elle jaillit en effet au pied de la falaise après un parcours d’une quinzaine de kilomètres dans les entrailles du causse, sa source se situant environ vingt cinq kilomètres en amont dans le parc national des Cévennes. A cet endroit, dès le XIème siècle les hommes ont implanté deux moulins pour broyer les céréales cultivées sur le causse. Mais en 1907 une terrible crue les a endommagés et depuis lors ils ont cessé de fonctionner.

 

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Les hommes du XIème siècle qui ne disposaient que d’outils rudimentaires ont réussi à édifier des ouvrages qui ont survécu à neuf siècles de crues. Je doute que nos orgueilleux édifices de métal et de béton aient la même longévité.

 

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Nous remontons sur la rive nord du causse en traversant une magnifique forêt de cèdres inattendue en ces lieux.

 

 

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Puis nous arrivons sur un plateau intermédiaire, lieu idéal pour une pause après une montée un peu raide, où les randonneurs de passage ont laissé une collection de cairns, modestes défis lancés à la pesanteur et aux intempéries. Ces cairns en équilibre précaire sont à l’image de nos vies qu’un vent mauvais peut balayer à tout moment. Carpe diem !

 

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Nous apercevons bientôt les maisons du village de Navacelles, d’où nous sommes partis, blotties dans l’oasis de verdure créé par la Vis.

 

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Et nous regagnons le cœur du village en empruntant le magnifique pont qui enjambe la rivière, encore vaillant bien qu’il ait été édifié à la fin du XVIème siècle. Les pont sont pour moi  un beau symbole: ils relient des mondes qui sinon s'ignoreraient et permettent les échanges entre les hommes. Comme l'a écrit Saint Exupéry, le monde irait mieux si les hommes bâtissaient des ponts à la place des murs.

 

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1) CANTA-la -VIDA

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2) OLD NUT WIX

(intégralité des chansons - sauf le dernier album - classées par album)

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Texte & Photos Ulysse

 

24/06/2017

En père peinard sur le plateau du Guilhaumard…

 

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L’ami Georges naviguait autrefois en père peinard sur la grand-mare des canards dans un antique rafiot qui s’appelait « Les copains d’abord ». Et bien, moi je vous invite avec mes copains à naviguer en pères peinards sur le montueux plateau du Guilhaumard, perché entre les vallées de la Sorgue (celle de l’Aveyron) et de l’Orb.

 

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Ce vaste plateau était couvert de hêtraies au XVIIIème siècle, qui ont disparu sous la dent des moutons qui étaient fort nombreux il y a encore peu de temps dans la région. Mais les pelouses qu’ils ont laissées derrière eux hébergent une flore riche et variée. Comme quoi d’un « mal » peut sortir un bien. D’ailleurs la raréfaction des moutons pose aujourd’hui problème car les paysages de pâturages et de garrigues sont peu à peu envahis par les arbres, ce qui modifie la biodiversité et accroit les risques d’incendies. Les arbres sont, bien sûr, de précieux alliés contre le réchauffement climatique, mais il ne faudrait pas pour autant en recouvrir tout notre pays dont l’attrait de certains paysages doit beaucoup à l’intervention millénaire de l’homme.

 

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Ainsi sur ce plateau prolifèrent de nombreuses orchidées qui font le bonheur des botanistes et des promeneurs.

 

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On y aperçoit aussi la renoncule qui n’est pas non plus sans charme, bien que moins recherchée.

 

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Y abonde également la stipe pennée, une graminée, relique des périodes climatiques chaudes d’Europe continentale. Son nom est un dérivé du mot russe « step », qui désigne de grandes étendues herbeuses. C’est une plante bien adaptée aux étés chauds et secs et aux hivers froids. Ses graines forment un long panache soyeux et argenté avant d’entamer au gré des vents leur périple aérien : on appelle alors la stipe «cheveux d’ange ». A vrai dire je doute que quelqu’un ait déjà vu un ange même si les peintres du moyen âge ne se sont pas privés de les représenter. Au demeurant s’ils existent, vu leur âge vénérable, ils doivent tous être chauves!

 

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Contemplons ensemble ce paysage où la toison argentée des stipes contraste avec le manteau sombre du couvert forestier des collines plus lointaines. Devant nous s’offre la face radieuse du monde et derrière, son mystère !

 

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N’avez vous pas envie de dévaler en courant ce pré en ma compagnie en chantant à tue tête : qu’elle est belle notre planète !

 

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C’est certainement l’avis de ce « Gazé » dans sa tenue blanche et noire qui se délecte du nectar d’une vipérine plantain.

 

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Ainsi que de cet « azuré commun » qui fait une pause sur le sol.   Peut être a-t-il été trompé par sa couleur brune orangé qui est celle de sa femelle !

 

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Cette pelouse couverte de fleurs bleues et mauves, d’où émerge ici et là une orchidée, confère au lieu un petit air d’alpages, fort éloigné de l’image rude et austère que présente par ailleurs le causse du Larzac.

 

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Et cet aspect rude et sauvage, nous le retrouvons très vite, car le causse est une terre d’étonnants contrastes qui se révèlent au randonneur qui ose s’y aventurer, ce que je vous invite à faire !

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Texte & photos Ulysse

 

 

12/12/2015

Balade sur le causse du Larzac

 

Voici une carte de la région où se déroule la randonnée

 (à environ 10kilomètres au sud du Caylar)

larzac,peygayrolles de l'escalette,causse,mouton

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Vous avez sans doute entendu parler du causse du Larzac qui fit l’objet au cours de la décennie 70 d’une mobilisation sans précédent de la population contre l’extension du camp militaire. Outre un mot d’ordre mythique « Gardarèm lo larzac », qui est devenu le titre d’une revue, cette lutte pacifique victorieuse a donné naissance au mouvement altermondialiste français et a popularisé des expériences de retour à la vie naturelle basées sur la non violence promues par Lanza del Vasto dans les « Communauté de l’Arche ». Ce causse à l’aspect austère et au climat rude d’une altitude moyenne de 800mètres occupe le nord du département de l’Hérault.

 

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De tous temps il a été occupé par les hommes et on y trouve de très nombreux mégalithes, dont l’aspect monumental me laisse toujours admiratif quant au savoir faire et à l’ingéniosité de leurs bâtisseurs. Peu de gens savent que notre région comporte plus de mégalithes que la Bretagne. A les voir il apparaît évident que les premiers hommes étaient aussi intelligents que nous le sommes, la seule différence tenant à l’accumulation des techniques dont nous jouissons aujourd’hui et qu’au demeurant la grande majorité d’entre nous seraient bien en peine de reproduire (moi le premier !).

 

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Le plateau du Larzac de nature sédimentaire est soumis à une féroce érosion qui le couvre d’une myriade de rochers ruiniformes.

 

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Des sculptures naturelles défient ainsi les lois de la pesanteur.

 

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Les rares endroits épargnés par l’érosion font le bonheur des quelques troupeaux de moutons qui subsistent et offrent à nos regards des horizons infinis. La terre est vaste et belle, camarade, ne tardes pas à te mettre en chemin !

 

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Nous nous rapprochons du bord du plateau à l’endroit où l’ancienne route du Pas de l’Escalette - la N9 - plongeait de façon périlleuse dans la plaine. Elle est fermée depuis la création de l’autoroute A75, l’une des plus belles autoroutes de France – elle passe par le viaduc de Millau - et gratuite de surcroît !

 

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Le bord du plateau est un endroit d’une féerique beauté, l’érosion ayant sculpté des tours, des donjons , des châteaux dans le tendre calcaire qui le constitue.

 

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Je vous laisse en silence contempler ces étonnants reliefs, oeuvres de la pluie et du vent !

 

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Bon, par précaution, gardez vos distances pour ne pas prendre une pierre sur le carafon ! 

 

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Je vous conseille de ne pas trop vous approcher de l'arche si vous tenez à la vie !

 

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Ces rochers laissent penser  que les bâtisseurs des temples d'Angkor sont passés par ici et s'en sont inspirés !

 

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Nous redescendons sains et saufs dans la plaine  par un chemin de "chèvre" qu'aucune chèvre hélas n'a fréquenté depuis longtemps ! 

 

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Si vous appréciez ce blog je vous invite à aller écouter mes chansons dont les trois dernières "Gaïa Blues" "Un monde meilleur" et "J'aimais" sont consacrées à l'état alarmant de notre chère planète et sont diffusées sous mon nom d'artiste "OLD NUT" sur

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Texte & Photos Ulysse

20/02/2015

Sur les pas des Templiers : La Couvertoirade

 

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Profitant du passage d’un vautour fauve familier de ces lieux, nous quittons Sainte Eulalie de Cernon (voir ma note du 5 février dernier) pour nous rendre à vol d’oiseau à la Couvertoirade, située à une vingtaine de kilomètres en direction du sud-est.

 

 

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Notre aéronef emplumé nous dépose délicatement devant la formidable porte Ouest dominée par une tour qui en défendait autrefois le passage. Cette cité fortifiée a, en effet, connu des temps troublés dont je vais vous faire le récit.

La première mention du village est faite au XIème siècle sous la dénomination «cubertoirata » dans les chartes de l’Abbaye de Saint Guilhem le Désert (anciennement abbaye de Gellone). Ce nom viendrait de l’occitan « cubertoirà » qui dans ce contexte pourrait signifier ‘couvert où le gibier se cache, abri, refuge » ou « eau couverte » (cf. toponymie générale de la France Ernest Nègre). Et de fait, la cité est construite sur une butte rocheuse où l’on trouve de l’eau, denrée rare et précieuse sur le Larzac.

La Couvertoirade dépendait de sainte Eulalie de Cernon et a donc appartenu aux Templiers, qui s’y sont installés vers 1150, puis à partir de 1312 aux Hospitaliers  à la suite de la déchéance des Templiers (cf. ma note précédente). Le développement de cette cité a été favorisé par la présence d’eau et de terres cultivables, mais aussi par sa localisation le long de la draille empruntée pour la transhumance venant de la plaine languedocienne.

 

 

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La porte située à l’Est est d’apparence plus modeste, mais on peut penser qu’elle était également surmontée d’une tour qui la défendait. Les murailles qui protègent la cité furent édifiées de 1439 à 1445 pour la  protéger contre les bandes de « routiers », ces mercenaires qui écumaient le Larzac, profitant des troubles causés par la guerre de cent Ans (1337- 1445).

 

 

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Le village s’est développé au pied de l’église qui comporte un superbe clocher carré et du château aujourd’hui en ruine. Il est dominé par le Moulin du Rédounel, édifié au début du XVIIème siècle et a été superbement restauré à l’initiative de l’Association des « Amis de la Couvertoirade ».

 

 

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L’église a été édifiée au XIVème siècle sur l’emplacement d’un autre édifice datant du XIème. Un escalier tortueux y mène, symbole sans doute des détours qu’il nous faut faire avant de trouver le chemin du paradis, si jamais on le trouve!

 

 

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D’une très grande sobriété, elle est ornée de superbes vitraux contemporains réalisés par Claude Baillon, un artiste local. On y découvre Marie dont le regard perdu dans le lointain semble voir le triste destin qui attend son rejeton. Comme toutes les mères, elle lui a chuchoté des mots d’amour à l’oreille qu’il a ensuite voulu partager avec l’humanité avec le succès que l’on sait ! Elle aurait-mieux fait de lui sussurer « Mon petit loup si un jour on te marche sur les pieds, te laisse pas faire, rend la pareille » .

 

 

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Un autre vitrail montre Saint Christophe muni d’un bâton et portant le Christ enfant sur son dos, en allusion à un géant qui aurait aidé Jésus à traverser une rivière. On a fait le patron des voyageurs. C’est à cause de lui que Jésus n’a jamais appris à nager et qu’il était ensuite obligé de marcher sur les eaux .

A ses cotés, figure Saint Jean Baptiste, fils d’une cousine de Marie qui annonça la venue de Jésus et baptisa ce dernier. La colombe dessinée sur le vitrail figure l’Esprit Saint que Jésus, selon la légende, reçut à cette occasion .

 

 

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Le village est traversé par un dédale de ruelles bordées de belles demeures datant pour certaines du XVème siècles. Car c'est après la guerre de Cent Ans que la région va connaître une période de prospérité économique, reposant sur la culture des céréales, l’élevage de chevaux pour l’armée et d’ovins pour la production de viande, de peaux et de laine.

 

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De beaux hôtels particuliers, qui semblent hélas à l’abandon, sont nichés dans le coeur de la cité et témoignent de cette prospérité passée.

 

 

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Une enseigne célébrant l’activité de tissage rappelle que la région fut également jusqu’au XIXème siècle un grand centre de production d’étoffes ( lainages, tapis, draps) activité aujourd’hui quasiment disparue. Il ne subsiste plus que la Savonnerie de Lodève, manufacture d’Etat depuis 1966, qui a pour principale activité le tissage au point noué de tapis destinés à l'Etat et que l’on peut visiter.

 

 

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Car le vent de l’histoire tourne, parfois aussi fort que le Mistral ou la Tramontane. Le village va connaître ainsi au milieu du XVIème siècle une nouvelle période troublée au cours des guerres de religions où elle sera assiégée par les huguenots, puis lors de la révolte des Camisards en 1702 . Après ces péripéties, elle retrouvera calme et prospérité jusqu’à la révolution française où les biens des Hospitaliers seront confisqués comme biens nationaux et dévolus aux paysans.

 

 

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Le village sera, à partir de cette époque, progressivement touché par l’exode rural et les activités traditionnelles de culture et d’élevage s’étioleront. Aujourd’hui a défaut de vagabonder autour du village, les moutons déambulent sur les seules boites à lettres.

 

 

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Aujourd'hui le tourisme a permis à la cité de renaître et à la belle saison des hordes de badauds débonnaires  envahissent ses ruelles où des artisans inspirés et talentueux ont ouvert des échoppes qui perpétuent les savoir-faire d’autrefois. Il faut notamment visiter la coutellerie « l’art du couteau » où sont exposés, et pour certains fabriqués, les couteaux régionaux et du monde.

 

 

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A la morte saison, il est agréable de baguenauder dans son lacis de ruelles chargées d’histoire où règne alors une atmosphère si paisible que même les chats en oublient d’y chasser les souris !

 

Et maintenant si vous souhaitez vous réchauffer je vous invite à aller faire un tour à Madère sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom du blog).

 

Ou alors à aller écouter ma dernière chanson "La tête dans les étoiles" sur mon blog OLD NUT (cliquez sur le nom du blog)

  

Texte & Photos Ulysse (sources : divers sites internet donnés en lien ainsi que wikipédia)