suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

11/01/2015

Liberté, fraternité...

Face à la formidable mobilisation de notre pays contre les actes barbares commis ces derniers jours j'ai écrit ce poème en hommage aux victimes...

 

P4050121.JPG

 

Sous vos crayons acerbes

Croquant l’espèce humaine

Tous les cons

Etaient mis au piquet

Mais dans vos cœurs superbes

Vous n’aviez pas de haine

Et sous vos crayons

Personne ne mourrait

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

      Vous étiez simples flics

Ou bien vous étiez juifs

Et de la République

Vous étiez les enfants

Mais quelques pauvres types

A l’esprit maladif

Ont cru héroïque

De tuer des innocents

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

 Notre pays est Charlie

Il est juif, chrétien, musulman

Car nous sommes libres

D’être différents

Et les esprits pervertis

Par d’inhumains slogans

Ont une peur terrible

De cette liberté qui est notre ciment.

 

Le sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Les voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

P1090012.JPG

 

Ulysse le 14 janvier 2015

 

23/09/2010

Le nuage et les fils barbelés

REPRISE D'ARCHIVE
medium_DSC06377.JPG



Par une belle après midi d'été
Un nuage à l'humeur vagabonde
Insouciant des dangers de ce monde
Au sommet d'un coteau folâtrait

Il sentit soudain une douleur irradier
Son flanc doux et blanc comme neige
Et vit alors qu'il était pris au piège
D'une barrière de barbelés

Qui fut ravie de l'opportunité
Car elle souffrait de solitude
Vu qu'avec ses manières un peu rudes
Les hommes comme les bêtes la fuyaient

Libère moi lui dit l'infortuné nuage
Sinon tous ceux qui vont passer par là
Me prendront pour de la barbe à papa
Et je ne pourrai achever mon voyage

Mais la barrière de barbelés
Heureuse d'avoir enfin la compagnie
D'un voyageur ayant vu du pays
Refusa de le laisser aller

De ce refus, la barrière eut à se repentir
Car le nuage usant de patience
De son eau rouilla en silence
Les fils barbelés qui se rompirent

Il put ainsi reprendre son périple
Jurant qu'on ne le reprendrait plus
A trainer ainsi sur les talus
Loin de ses condisciples

Pour la barrière le coup fut terrible
Elle apprit ainsi à ses dépends
Que l'on ne peut contraindre impunément
Ceux qui sont déterminés à vivre libres!

 

PS: Je m'absente quelques jours et prendrai connaissance de vos commentaires à mon retour. Merci de votre visite

Texte & photo Ulysse

09/05/2008

Il fut un temps.....

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC09087.JPG


Il fut un temps où il n'y n'avait pas de frontière,

Un temps où il n'y avait pas de nation,

Où les continents, les fleuves, les mers,

Ne portaient pas de nom.

Alors l'homme était libre d'aller et venir,

Où son bon vouloir le menait,

Libre comme l'air de s'établir,

Où sa curiosité le poussait.

Pas de douane ni de passeport ,

Pas de barbelés ni de forts,

La terre était alors le bien commun,

La mère nourricière des humains.

Puis un jour de triste mémoire,

Quelqu'un inventa le territoire,

Quelqu'un dit « ici c'est chez moi ! »

Au nom de qui ? Au nom de quoi ?

Ce n'était qu'un acte de violence,

Qui a fondé la « civilisation »,

Nourrie du fiel de la violence,

Et de l'usurpation.

Depuis lors l'homme n'a eu de cesse,

De considérer comme ennemis,

Ses propres frères terrestres,

Nés outre Rhin, outre-mer, hors de chez lui.

Des millions ainsi sont morts,

Pour des lignes virtuelles,

Que de sinistres matamores,

Prétendent éternelles.

Dénonçons ces balivernes,

Que les marchands de canons,

Soigneusement entretiennent,

Pour soutenir leurs actions.

Abolissons les frontières,

Et brûlons nos étendards,

Il n'y a que les cons qui soient fiers,

D'être nés quelque part !


PS: rendons à César ce qui appartient à César et donc à Georges Brassens les deux derniers vers que l'une de ses plus belles chansons m'a inspirés


Texte & Photo Ulysse