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07/05/2017

Le nuage et les fils barbelés

 
 
 
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Par une belle après midi d'été,

Un nuage à l'humeur vagabonde,

Insouciant des dangers de ce monde,

Au sommet d'un coteau folâtrait.

Il sentit soudain une douleur irradier

Son flanc doux et blanc comme neige;

Il vit alors qu'il était pris au piège

D'une barrière de barbelés.

Celle ci en était enchantée,

Car elle souffrait de solitude,

Vu qu'avec ses manières un peu rudes,

Les hommes comme les bêtes la fuyaient.

"Libère moi" lui dit l'infortuné nuage,

Sinon tous ceux qui vont passer par là

Me prendront pour de la barbe à papa,

Et je ne pourrai achever mon voyage.

Mais la barrière de barbelés

Heureuse d'avoir enfin la compagnie

D'un voyageur ayant vu du pays

Refusa de le laisser aller.

De ce refus, la barrière eut à se repentir,

Car le nuage usant de patience

De son eau rouilla en silence

Les fils barbelés qui se rompirent.

Il put ainsi reprendre son périple

Jurant qu'on ne le reprendrait plus

A trainer ainsi sur les talus

Loin de ses condisciples.

Pour la barrière le coup fut terrible,

Elle apprit ainsi à ses dépends,

Que l'on ne peut contraindre impunément

Ceux qui sont déterminés à vivre libres!

 

*****

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Texte & photos Ulysse

 

11/01/2015

Liberté, fraternité...

Face à la formidable mobilisation de notre pays contre les actes barbares commis ces derniers jours j'ai écrit ce poème en hommage aux victimes...

 

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Sous vos crayons acerbes

Croquant l’espèce humaine

Tous les cons

Etaient mis au piquet

Mais dans vos cœurs superbes

Vous n’aviez pas de haine

Et sous vos crayons

Personne ne mourrait

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

      Vous étiez simples flics

Ou bien vous étiez juifs

Et de la République

Vous étiez les enfants

Mais quelques pauvres types

A l’esprit maladif

Ont cru héroïque

De tuer des innocents

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

 Notre pays est Charlie

Il est juif, chrétien, musulman

Car nous sommes libres

D’être différents

Et les esprits pervertis

Par d’inhumains slogans

Ont une peur terrible

De cette liberté qui est notre ciment.

 

Le sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Les voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

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Ulysse le 14 janvier 2015

 

09/05/2008

Il fut un temps.....

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC09087.JPG


Il fut un temps où il n'y n'avait pas de frontière,

Un temps où il n'y avait pas de nation,

Où les continents, les fleuves, les mers,

Ne portaient pas de nom.

Alors l'homme était libre d'aller et venir,

Où son bon vouloir le menait,

Libre comme l'air de s'établir,

Où sa curiosité le poussait.

Pas de douane ni de passeport ,

Pas de barbelés ni de forts,

La terre était alors le bien commun,

La mère nourricière des humains.

Puis un jour de triste mémoire,

Quelqu'un inventa le territoire,

Quelqu'un dit « ici c'est chez moi ! »

Au nom de qui ? Au nom de quoi ?

Ce n'était qu'un acte de violence,

Qui a fondé la « civilisation »,

Nourrie du fiel de la violence,

Et de l'usurpation.

Depuis lors l'homme n'a eu de cesse,

De considérer comme ennemis,

Ses propres frères terrestres,

Nés outre Rhin, outre-mer, hors de chez lui.

Des millions ainsi sont morts,

Pour des lignes virtuelles,

Que de sinistres matamores,

Prétendent éternelles.

Dénonçons ces balivernes,

Que les marchands de canons,

Soigneusement entretiennent,

Pour soutenir leurs actions.

Abolissons les frontières,

Et brûlons nos étendards,

Il n'y a que les cons qui soient fiers,

D'être nés quelque part !


PS: rendons à César ce qui appartient à César et donc à Georges Brassens les deux derniers vers que l'une de ses plus belles chansons m'a inspirés


Texte & Photo Ulysse