15.12.2008
L'hiver est sorti de sa remise....
L'hiver est sorti de sa remise,
Par un matin brumeux de novembre,
Et a descendu le val de la Nize,
Dont j'ai suivi, rêveur, les méandres.
En cet endroit loin de tout village,
Où les hommes ne se risquent guère,
J'ai surpris l'étreinte sauvage,
D'une liane et d'un aulne centenaire.
Parvenus en haut de l'Escandorgue,
Ce plateau du pays Lodévois,
Je crus entendre retentir des orgues,
Mais ce n'était que le vent dans les bois.
En cette période où les arbres frissonnent,
Sans leur frondaison qui gît fanée à terre,
Et que notre âme n'est qu'une plaine morne,
Quelle douceur, quelle beauté qu'un pré vert !
Sous le soleil, le ballet des nuages,
Crée un théatre d'ombres et de lumières,
Qui courrent à travers le paysage,
Et rendent aimable l'hiver.
Au loin on aperçoit le miroir,
Des eaux laiteuses du Salagou,
Où les étoiles se baignent le soir,
Avec la lune ! Me croyez vous ?
Suivez moi sur cette piste herbeuse,
Qui sinue entre ciel et terre,
Dans ces espaces, mon âme rêveuse,
Devient légère comme l'air.
Faisons halte dans cette bergerie,
Brebis égarée loind'un monde insidieux,
Dont les lanternes ne sont que des vessies,
Et les éphémères idoles, de faux dieux .
La bas, sur la plus haute cîme,
L'hiver a posé son manteau,
Blanc comme celui de l'hermine,
Qui va nourrir les oiseaux ?
Parfois on aperçoit le fantôme,
De la chèvre de Monsieur Seguin,
Qui semble nous dire "quittez ces lieux hommes »,
Je vous crains plus que le loup Ysengrin.
Captant les rayons du soleil qui décline,
Dans une clairière des « arbresses » dansent,
Pour qui donnent-t-elles cette pantomime ?
Pour ce beau chêne là bas, je pense !
Je regagne les berges de la Nize
Où se mirent les arbres de la forêt,
Par ce spectacle mon âme est conquise,
Un jour prochain, je reviendrai !
PS: Le circuit de la randonnée qui se situe dans la région de Lunas est décrit dans le fichier joint
Texte & photos Ulysse
15:56 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lunas, nize, bergerie, hiver
04.08.2008
Une journée d'été dans les monts d'Orb
La plaine est brûlante,
Sous le soleil qui l'étrille,
Dans la ville ardente,
Le feu tombe des tuiles.
Suivons ce chemin de verdure,
Grimpant vers les sommets,
Pour au milieu de l'azur,
Baguenauder,
La haut sur le plateau,
La vue est sans limite,
Les chemins tirés au cordeau,
Font voyager plus vite.
Les mains fraiches du vent,
Brisent les rayons du soleil,
Et vous poussent ardemment,
Jusqu 'aux abords du ciel.
Les hommes ont semé le blé,
Sur les pentes ardues des combes,
Et l'or des chaumes moissonnées,
Les couvre d'une parure blonde.
Des indigènes un brin sauvages,
Gisent repues dans les prés,
Et regardent passer les nuages,
Au dessus des monts bleutés.
Une vénérable chapelle,
Au détour du chemin,
Sereinement m' interpelle,
Ton esprit a t il faim ?
Les vestiges du printemps se dérobent;
L'or des genêts finissant,
Laisse la place aux épilobes,
Qui se dressent dans le vent.
Sur le chemin du retour ,
Me menace un dragon,
Mais ce n'est qu'un mauvais tour,
Des elfes du vallon.
Mais la balade s'achève,
Là bas le soleil se saborde,
Comme elle fut bien trop brève,
Cette journée d'été dans les monts d'Orb.
Texte & Photos Ulysse
15:00 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mont d'orb, escandorgue, lunas

