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14/11/2015

L'automne a descendu à pas de loup..(reprise d'archive)..(1ère partie)

 
 
Il n' y a pas de mots pour qualifier l'horreur barbare qui a
frappé notre pays, mais ceux qui ont commis ces actes ne nous feront jamais renoncer à nos valeurs qui prônent l'égalité, la fraternité et la liberté !
 
 
 
 
 
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L'automne, ce vieux croquemitaine,

A descendu à pas de loup,

Les pentes du Mont Vissou,

Pour arpenter les plaines.

 

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Il a d'abord mis le feu,

Aux frondaisons des platanes,

Qui indolents se pavanent,

Le long des chemins creux.

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Puis il a couru dans les vignes,

Immense patchwork végétal,

Qui des montagnes à la mer s'étalent,

En entrecroisant leurs lignes;

 

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Il a alors semé dans leurs rangs,

Des bouquets d'arc en ciel,

Des copeaux de soleil,

Des poignées de rubis, de safran.

 

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De cette mer or, pourpre et vermeille,

Surgit parfois un modeste mazet,

Orné de son verdoyant cyprès,

Comme un droigt dressé vers le ciel.

 

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A SUIVRE.........

Si vous appréciez ce blog je vous invite à aller écouter mes chansons qui sont diffusées sous mon nom d'artiste "OLD NUT" sur

DEEZER

Vous pouvez aussi les écouter sur mon nouveau blog musical

OLD NUT

( Cliquez sur les mots "Deezer" ou "Old Nut" pour y accéder)

 

 

Texte & Photos Ulysse

11/12/2010

Pérégrinations autour de Puéchabon (fin)

 

Cette note est la suite de la précédente

 

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Depuis un siècle les hommes ont déserté ces lieux,

Que colonise peu à peu le monde végétal,

Qui lance ses guirlandes sur les murs bancals,

Que, reconnaissantes, elles soutiennent de leur mieux.

 

 

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Au cœur de ces bâtisses chargées d’histoire,

Les fantômes errent parfois en silence,

De ceux qui y ont passé leur existence,

Tissée de rires, de larmes, de joies et de désespoir.

 

 

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L’atmosphère qui y règne est si sereine,

Que les promeneurs ignorant les lézardes,

Qui ébranlent les murs, parfois se hasardent,

A y faire insouciants une sieste souveraine.

 

 

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Au sortir du hameau, c’est la rencontre heureuse,

D’un ardent chêne vert et de sa bien aimée,

Engagés dans une salsa endiablée,

D’où naîtront sans doute de nombreux petits « yeuses * ».

 

* yeuse : autre nom du chêne vert

 

 

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Ce géant, non loin,  sans doute l’un de leurs ancêtres,

Constitue à lui seul une forêt,

Sa taille imposante inspire le respect,

Et morts depuis des siècles sont ceux qui l’ont vu naître .

 

 

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Il étend au loin sa vénérable ramure

Afin de capter au mieux les rayons du soleil.

Ce chêne vert, à vrai dire, n’a pas son pareil,

Prétendre le contraire serait lui faire injure !

 

 

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Nous voilà au pied de Saint sylvestre des Brousses,

Campée sur le chemin qui menait à Gellone,

A l’époque où la foi faisait marcher les hommes,

Quand la menace de l’enfer leur fichait la frousse !

 

 

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Mais l’heure avance et le soleil décline,

Les montagnes au loin ne sont plus que des ombres,

La frondaison des arbres prend des teintes plus sombres,

Dans la plaine ne brille plus que l’or des vignes.

 

 

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Un antique mazet fenêtre et porte fermées,

Nous parle d’un temps où les vendanges étaient une fête,

Aujourd’hui des machines polluantes font la cueillette,

Le dieu Bacchus, de ces lieux, s’est enfui atterré. 

 

 

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Dépouillés par l’automne, une vaillante cohorte

De ceps dressent vers un nuage leurs sarments effilés,

Cherchant désespérément à le transpercer,

En vue de préparer, déjà, la prochaine récolte.

 

 

 

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Les vignes ont les couleurs des nectars,

Qui coulent généreusement dans nos timbales,

Et de là réjouissent nos poreuses amygdales,

Quand le vin est tiré, c’est sûr il faut le boire !

 

 

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Pour certains arbres l’automne est un chant du cygne,

Leurs frondaisons offrent en mourant un feu d’artifice,

Quand d’autres gardent leur verdeur, mais qui n’est que factice,

Car la mort saisit leurs feuilles une à une de façon anonyme.

 

 

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Qui peut croire que l’hiver frappe à la porte,

Devant une nature aux si beaux atours ?

Cette loi imparable de l’éternel retour,

Ne rend-t-elle pas la vie chaque fois plus forte ?

 

 

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Un cep résiste vaille que vaille et garde sa livrée,

Mais l’hiver le dépouillera comme les autres,

On s’attache à la vie, on dit des patenôtres,

Mais un jour le corps défaille et on doit le quitter !

 

Texte & Photos Ulysse