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24/12/2014

Le père Noël vit sur le Caroux !

 

JOYEUSE FIN D'ANNEE A  TOUTES ET A TOUS

 

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Hello ! chères lectrices et lecteurs de ce blog, nous voilà de retour, Romain, mon frérot, et moi, Emilie, qui sommes descendus de notre grise et pluvieuse capitale, que l’on nomme, allez savoir pourquoi, la ville lumière, pour passer quelques jours chez nos ancêtres maternels. Je sais que notre papi vous bassine à longueur d’année avec « son » Caroux, dont il vous affirme que c’est la plus belle montagne du monde. Et bien, je dois reconnaître que, bien qu’il radote un peu, pour une fois, il a raison, surtout que j’ai découvert qu’en outre c’est sur le Caroux que vit le père Noël !

Nous voilà partis de bon matin….(le seul inconvénient des randos c’est que nous sommes privés de grasse matinée !) à partir du  pittoresque village de Douch, pour faire le tour du plateau sommital du Caroux. Nous  sommes vêtus comme des inuits, mais très vite nous avons trop chaud, car il fait une température inhabituellement clémente pour la saison et le lieu (nous sommes à 800 mètres d’altitude).

 

 

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Parvenus sur le plateau après une modeste grimpette de 250 mètres, ce qui est une simple formalité pour nos jeunes gambettes, nous confions à nos « sherpas » nos doudounes devenues superflues pour prendre notre envol en direction du Canigou que l’on aperçoit dans le lointain.

 

 

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Mais bon, on a encore besoin d’un peu d’entraînement pour suivre la voie des choucas et des milans qui par moment traversent le ciel « carrouxien » et nous devons nous résigner à rester sur terre pour en admirer la beauté. Toute la chaine des Pyrénées est enneigée et c’est un spectacle magnifique qui,  un jour, n’existera  peut être plus en raison du réchauffement climatique ! Ce jour là les photos de mon papi vaudront une fortune, ce dont il n’aura cure vu qu’il traquera le mouflon en compagnie du grand manitou !!

 

 

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Après une courte descente dans un pierrier, nous arrivons en vue du modeste torrent du Rieutord qu’il nous faut traverser pour poursuivre notre itinéraire, ce qui laisse apparemment perplexe mon frérot qui compare mentalement la largeur du torrent à la longueur de ses gambettes !

 

 

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Fort heureusement nos « sherpas » l’aident à franchir l’obstacle et après une nouvelle grimpette nous nous retrouvons de nouveau au sommet, d’où nous jouissons  d’une vue inoubliable jusqu’à la mer, vaste étendue d’or qui ferme l’horizon.

 

 

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Nous nous dirigeons alors vers la forêt de pins séculaires qui entourent le refuge de Font Sallesse où nous avons prévu de pique-niquer selon la tradition Ulysienne….

 

 

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Les fidèles lecteurs d’Eldorad’oc le savent Fontsalès a autant d’importance pour notre papi que l’Elysée en a pour d’autres bipèdes. Sauf qu’à l’Elysée on ne sert pas de vin chaud ni d’œufs au plat et qu’on doit s’y ennuyer comme un rat mort vu la tête qu’affiche ceux qui y résident.

 

 

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Parlant d’œufs au plat, mon frèrot  et moi  avons le privilège d’entrer enfin dans le cercle très fermé de celles et ceux qui ont eu l’insigne privilège de goûter à ce mets cuit sur un feu de bois de pin dans ce mythique refuge.

 

 

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Et je vous laisse en admirer la présentation qui, j’en suis sûre, vous fera rêver et saliver …. Et pour vous frustrer un peu plus , sachez qu’il y a eu deux fournées de ce mets digne des dieux !

 

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J’ajoute que ce mets était accompagné de  délicieuses châtaignes cuites également au feu de bois.

 

 

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Pour ce qui est de la partie « liquide » je suis certaine que vous n’allez pas me croire, mais nous avons TOUS (y compris mon papi) eu droit à un délicieux   château La Pompe, grave entorse faite au menu traditionnel « Fontsalésien » ! Mon papi m’a fait jurer que je ne le dirai pas à Gibus et je l’ai assuré qu’il pouvait me faire confiance ! Pour ma part je pense que « l’abstinence » momentanée de mon ancêtre était juste une mesure préventive en vue des festivités de fin d’année !

 

 

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Ayant refait le plein d’énergie, nous poursuivons le tour du plateau sommital, chaque détour du chemin offrant des points de vue somptueux sr la chaine des Pyrénées enneigée.

 

 

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Je ne peux résister au plaisir de vous offrir cette autre vue sur le Canigou  qui domine la plaine du Roussillon de ses 2784 mètres et que mon papi m’a promis que nous gravirions ensemble un jour …..J’espère que ce jour là ce ne sera pas à moi de lui- servir de sherpa !

 

 

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Outre ces vues somptueuses sur les Pyrénées et les montagnes environnantes,  d’autres merveilles nous attendaient qui ont été mes plus beaux cadeaux de Noël. Tout d’abord nous apercevons la horde de chevaux qui vit en liberté sur ce massif  et qui s’est réfugiée sur une hauteur dans une ginestière.

 

 

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Nous allons (sauf mon frérot qui préfère rester avec sa mamie) à leur rencontre le plus discrètement possible pour ne pas les effaroucher.

 

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Notre papi qui connaît bien ces chevaux pour les avoir souvent  rencontrés au cours de ses randos  a remarqué, parmi eux,  deux chevaux blancs moins farouches et aussi  plus gourmands que les autres .

 

 

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Aussi a-t-il mis dans son sac  à tout hasard deux pommes que l’on coupe en tranches pour les amadouer, ce qui ne manque pas de les attirer !

 

 

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Ce qui me permet de connaître mon premier tête à tête avec un cheval a demi sauvage. Je dois reconnaître qu’au début je n’étais pas tout à fait rassurée, mais quelle émotion de voir ce magnifique animal me regarder ainsi dans les yeux l’air intrigué.  Je pense honnêtement que le père Noël y est pour quelque chose et qu’il doit vivre dans les parages.

 

 

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Enhardie par son doux regard, j’ai alors le courage de lui caresser les naseaux ce qu’il semble apprécier.

 

 

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C’est à regret que nous les  quittons pour poursuivre notre périple. Mais l'une des leçons que l'on retient à fréquenter ses ancêtres et que tout ici bas, les bonheurs comme les peines, est éphémère.  Je l'ai apprise le jour où j'ai vu une photo de mon papi quand il avait 20 ans et qu'il arborait une tignasse de chanteur de reggae  alors qu'aujourd'hui il est chauve comme un oeuf !

 

 

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Mais je suis vite consolée d'avoir dû quitter les chevaux car le père Noël a bien fait les choses.  En effet,  en arrivant près du sommet, mon papi qui mène le train,  nous fait soudain signe de stopper car un groupe  de mouflons se sont réfugiés sous un taillis de hêtres.

 

 

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Le temps qu’ils nous sentent et découvrent qu’ils ont affaire à des bipèdes qu’ils craignent, à juste titre, comme la peste, ils décampent et nous montrent leurs fesses pour manifester toute l’estime qu’ils ont pour nous .

 

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Mais qu’importe, j’ai  eu le temps d’admirer mes premiers mouflons et là aussi c’est un sacré cadeau de Noël ! Nous faisons ensuite la pause du goûter en admirant le paysage doucement envahi par une lumière mordorée du fait de la lente descente du soleil vers l’horizon.

 

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J’invite  tous ceux que désespèrent de la violence et la bêtise que l’on voit à l’œuvre partout dans le monde à venir un jour randonner sur le Caroux. Ils y trouveront un lieu emprunt de sérénité qui les réconciliera avec notre belle planète.

 

 

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Pour ma part à chaque vacance, j’y fait un pèlerinage et en parcourant son épiderme rocailleux j’y fais provision d’air pur, de beauté, de courage, de détermination dans laquelle je puise au cours de ma vie  d’écolière parisienne.

 

 

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Mais il est temps de redescendre et de rentrer au bercail car je ne suis ni cheval sauvage, ni mouflon et même si mon papi m’initie à la rude vie montagnarde, je ne suis pas encore prête à passer, même si cela semble très romantique, une nuit d’hiver dans un refuge juste chauffé par des rayons de lune!

Et maintenant une page de pub (je lui dois bien ça à mon papi) !!!

Il a posté la suite de sa visite "décoiffante " de Paris sur son blog avec en vedette la tour Eiffel comme vous ne l'avez jamais vue !

PIQUESEL 

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur son blog musical OLD NUT pour écouter sa derrière chanson La fille de la montagne et les autres si affinité 

  

 (cliquez sur le nom des blogs pour y accéder)

Texte & Photos Ulysse et Emilie (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable)  

21/12/2011

Conte de Noël : l’enlèvement des rennes du Père Noël

 

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Nous sommes  à l’aube de l’avant veille de Noël.

A peine le père Noël aperçoit-il une lueur blafarde ronger la nuit à travers la fenêtre de sa chambre qu’il tapote les fesses chaudes, douces et nues  de Noella et lui dit : «Faut qu’on se lève ma Bibiche, on a encore beaucoup à faire. Je dois notamment commencer à harnacher les rennes et  tu dois préparer les hottes » .

Noella émet alors un soupir languissant et lui répond «  Barbichon, tu ne veux pas qu’on se fasse un petit câlin avant de se lever ». Au son de sa voix amoureuse Noël  est sur le point de  se laisser tenter mais  ils doivent impérativement se lever tôt ce matin et la mort dans l’âme il lui répond  « Bibiche on n’a pas de temps pour la bagatelle, faut qu’on se magne les miches, on part dans deux jours et rien n’est prêt. Va nous préparer un café pendant que je me taille la barbe »

Sa barbe taillée et son café bu, Noël embrasse tendrement Noella,  en jetant un œil amoureux sur le décolleté généreux de sa chemise de nuit et sort résigné pour se rendre à l’étable des rennes.  Approchant du bâtiment il est étonné de voir les portes grandes ouvertes. « Diantre, je les avais pourtant fermées hier soir, que se passe-t-il ! » .  Il entre dans l’étable et découvre avec stupeur qu’elle est vide.  « Ils ne se sont quand même pas enfuis dans la nuit glaciale alors qu’ici il fait chaud et qu’ils ont du bon foin à foison,  ils ne sont pas suicidaires mes rennes ! ». S’apprêtant à ressortir pour aller explorer les alentours, il aperçoit un papier plié en deux cloué sur l’intérieur de la porte. Intrigué, il l’arrache,  le déplie et découvre avec stupeur le message suivant : 

 A l’attention du Père Noël ,

Nous sommes des membres de la  SDR, la Société de Défense des Rennes et nous sommes venus cette nuit enlever vos rennes pour les soustraire au supplice que vous leur infligez à Noël . Vous les obligez, en effet, cette nuit là, à parcourir des milliers de kilomètres en quelques heures sans aucune pause, au mépris des lois internationales qui régissent le travail de nuit. Etant néanmoins respectueux de la propriété d’autrui, nous vous les restituerons le 25 décembre au matin, à la condition que vous vous engagiez à ne plus les faire travailler à l’avenir la nuit de Noël.

                                                                                              Le président Jack London

Abasourdi Noël s’écrie « Ah ! les gredins, les anacoluthes, les bachi-bouzouks, ils s’imaginent que je vais me laisser faire ! Quelle ignominie de me traiter de tortionnaire de rennes alors qu’ils mènent chez moi une vie de sénateurs. Ils travaillent une seule nuit par an et passent le reste du temps à dormir et faire des galipettes ». A ces derniers mots, il a une pensée émue pour Noella. « Qu’ils prennent garde à leurs abattis, ils vont voir de quel bois je me chauffe !

Noella, qui déguste tranquillement sa deuxième tasse de café auprès d’un bon feu qu’elle vient d’allumer, l’entend rentrer précipitamment avec fracas et en tempêtant. Noël, ayant du mal à garder son calme, lui explique l’affaire.  « Ne t’en fais pas mon barbichon » lui dit- elle, en lui caressant la nuque pour l’apaiser, « je vais régler vite fait cette affaire, je vais appeler ma copine Divina »

« Allo Divina, c’est moi Noella, on a un "big" problème, un gang vient de nous chouraver nos rennes sous prétexte que nous les maltraitons la nuit de Noël. Tu pourrais pas demander à ton copain Dieu, qui voit tout et qui sait tout, où ils se planquent ces enfoirés ? »

 « Noella je suis désolée mais Dieu ne veut plus entendre parler de tout ce qui touche de près ou de loin à ces malotrus de terriens. Ils sont en train de lui saccager sa plus belle planète, aussi il ne bougera pas le petit doigt pour vous aider. Il sera même heureux que ces fichus bipèdes soient privés  pour une fois  de Noël, ça leur fera  - c'est le cas de le dire - les pieds ! " 

Noella n’insiste pas auprès de Divina, sachant que son mec est du genre inflexible. Noël  décide alors d'appeler les dirigeants du monde, estimant qu’ils ne peuvent rester insensibles à son problème. En effet, ils risquent d’être confrontés à de graves troubles sociaux. si leurs populations, déjà sévèrement affectées par la crise, sont privées de cadeaux de noël. Avec leurs satellites espions et leurs drones ils devraient pouvoir sans difficulté repérer l’endroit où sont séquestrés ses rennes.

Il choisit d’appeler tout d’abord le plus puissant d’entre eux et le plus sympa aussi, Barak  Obama,  auquel il expose son problème. Celui-ci lui répond : « Mon vieux Noël je ne peux rien pour toi, tous mes moyens d’observation sont  déjà employés en Afghanistan et ces analphabètes du  parti républicain me tiennent par la culotte au plan budgétaire. Ils n’accepteront pas que je dépense un sou de plus, surtout si c’est pour t’aider à distribuer des cadeaux à des millions d’enfants dans le monde. Les seuls cadeaux qui les intéressent sont les cadeaux fiscaux » "Ah ! Barak tu me casses ma baraque" lui dit Noël en raccrochant dépité.

Se tournant désespéré vers Noella il lui dit « Si le plus puissant d’entre eux se défile, nous sommes mal barrés ma bibiche. Pas question d’appeler les présidents chinois ou russe et les régimes arabes, car je ne traite pas avec des régimes qui ne respectent pas les droits de l’homme et surtout ceux de la femme. Les Japonais dépendent des américains pour leurs moyens d’observation et de toute façon, comme ils sont shintoïstes, ils ne célèbrent pas la naissance de Jésus.  La France a les moyens  suffisants, mais les pots de vin y sont une tradition et Nicolas va me demander en compensation d’apporter une Rolex à sa petite Giulia, ce que je refuse.  La perfide Albion a également les moyens techniques idoines, mais leur île est en train de sombrer et ils vont bientôt faire la manche (hi! hi! hi!); S’ils retrouvent mes rennes, ils risquent de les transformer en rosbifs pour le  repas du réveillon. Les autres pays, Espagne, Italie Portugal etc… du fait de la crise, sont dans la mouise. Quant aux pays en développement, qui ne mangent pas à leur faim,  ils ont d’autres chats à fouetter que de nous aider à retrouver nos rennes. Il ne reste donc que cette chère tante Picsou, Angela Merkel, mais comme c’est une femme, je préfère que tu l’appelles, tu sauras mieux t’y prendre que moi. »

Noella  décroche donc le téléphone « Allo Angela , c’est moi Noëlla , tu vas bien ?  je t’ai vu l’autre jour au G8 tu avec ta  robe  rose, tu étais magnifique ! »

« Noella, arrête tes flatteries,  je ne portais pas robe ce jour là, j’étais en pantalon. Tu es comme Nicolas - pas le saint qu'on honore chez nous mais le gaulois excité - qui me passe la main dans le dos à chaque fois qu’il me voit pour me piquer mes sous. Tu as quelque à me demander, je le sens ». 

Noella  explique l’affaire à Angela qui lui répond :

« Noella j’ai déjà demandé à mon peuple au cours des années passées beaucoup de sacrifices pour sauver l’Allemagne de l’Est; aujourd’hui c’est la Grèce et demain ça sera peut être l’Italie ou l’Espagne, alors, désolée, mais je ne peux pas dépenser un seul copeck pour vous aider ».

« Mon barbichon, c’est cuit, Elle a un cactus dans son porte`monnaie l'Angela »  dit Noella en raccrochant la mine dépitée.

Ils plongent alors, tous deux, dans un profond silence, le regard fixé sur la pointe de leurs bottes, songeant avec tristesse à tous ceux qui leur ont écrit et qui ne recevront pas leurs cadeaux de Noël. Leur réputation sera ruinée à jamais et ils passeront l’éternité à se morfondre. Les galipettes c’est sympa mais ça va un moment,  donner du bonheur aux petits et aux grands c’est quand même plus gratifiant.

Soudain le téléphone se met à sonner. Fébrile Noël décroche et entend « Allo, ici Jack London, président de la SDR…. »

« Anthropopithèque, emplâtre, crétin des Alpes, doryphore, naufrageur, moricaud»  hurle alors Noêl dans le téléphone ne laissant pas le temps à son interlocuteur de s’exprimer…

Jack London laisse Noël vociférer jusqu’à l’extinction de voix puis reprend « Du calme Noël, je viens m’excuser et réparer mon erreur. Depuis que j’ai les enlevés, vos rennes refusent de s'alimenter et me font la gueule. Manifestement, vous leur manquez. Moi qui pensais les aider en leur épargnant de travailler la nuit de Noël, je m’aperçois que je les ai traumatisés. Aussi je venais vous prévenir que j’allais vous les rendre »

Follement heureux  de retrouver ses rennes, Noêl oublie sa colère et dit à Jack London « OK venez , on vous attend »

Une heure plus tard les rennes sont de retour, attelés au traîneau de Jack.  Noël et Noella se précipitent vers eux et tapotent avec tendresse l'encolure de chacun d'eux: tout d'abord Wenceslas qui guide le traîneau et penche la tête à gauche ou à droite quand le père Noël veut tourner, puis Heinrich, Geoffroy, Habib, Rudolf, Vodka, Patafiole et Taddeus. Ceux-ci, en retour, leur lèchent le visage, manifestant ainsi leur bonheur d'être de retour au bercail.

Puis sans rancune, Noël et Noella invitent Jack London à boire un vin chaud, puis deux, puis trois (il n' y a pas d'alcootest pour les conducteurs de traîneau) ce qui fait que cette affaire finit par une franche rigolade. Jack les aide ensuite à rattraper le retard pris dans leurs préparatifs.

Ce dernier parti, Noëlla jette un regard complice à son compagnon et lui dit « Puisqu’on est quasiment prêts, on a un peu de temps pour les galipettes ». Noël lui sourit et la prend par la taille…..

Terriens dormez sur vos deux oreilles, le père Noël sera fidèle au rendez-vous !

 

Texte & Photos Ulysse

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur) 

 

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J’ai acquis il y a un an un réflex SONY Alpha 55 qui est tombé en panne quinze jours avant le terme de la garantie . SONY a  refusé l’application de cette garantie en s’appuyant  sur l’avis de l’atelier de réparation qui prétend qu’il y a eu un mauvais usage de l’appareil et demande l’équivalent du prix de l’appareil pour le réparer. Or la panne s’est produite au cours d’une séance photo  pendant  laquelle j’avais pris 200 photos sans incident particulier.

En consultant des sites de consommation sur les produits SONY il apparaît que cet appareil a de graves  problèmes de capteur et que sa construction est jugée « légère » . Consultez notamment ce SITE .

AUSSI JE DECONSEILLE VIVEMENT L’ACHAT D’APPAREILS PHOTOS DE LA MARQUE SONY

 

27/12/2009

L'Oranger de Pomerols (reprise d'archive)l)

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Nous sommes en avril 1908, au lendemain de la crise viticole qui a conduit aux tragiques évènements de 1907 et laissé l'économie du Languedoc exsangue.


Victor M., suivant l'exemple de nombreux jeunes gens de la région, après quelques jours de réflexion et d'hésitation, prend la route un matin, espérant trouver bonne fortune ailleurs. Après une journée de marche, il se retrouve sur le port de Sète où il s'engage comme matelot sur un cargo en partance pour Alger. Les années passent sans que sa famille n'ait aucune nouvelle. Tous ceux qui l'ont connu pensent ne jamais le revoir, quand un soir de décembre 1912, alors que les parents de Victor sont attablés pour le dîner, on frappe à la porte....


Dans la pénombre qui règne dehors, la mère ne reconnaît pas de suite son fils mais l'homme qui est dehors lui ouvre les bras et elle est soudain saisie d'une joie indicible. « C'est Victor ! » crie-t-elle. Victor se retrouve vite entraîné à l'intérieur, débarrassé de son sac et de son manteau, enlacé par son père et sa mère puis, après que l'émotion des retrouvailles soit apaisée, harcelé de questions.

Il raconte sa vie en Algérie où il a trouvé du travail comme mécanicien agricole . Ayant économisé un bon pécule, il a décidé de revenir au pays avec l'intention de créer son propre garage dans la région.

« On va fêter dignement ton retour » dit le Père, « nous allons réunir toute la famille pour le réveillon de Noël ». Lui adressant un grand sourire et soulevant son énorme sac, Victor lui rétorque alors « c'est une excellente idée, d'autant que je vais pouvoir jouer au Père Noêl ! »

Le soir de Noêl, la famille de Victor est donc rassemblée chez ses parents. Il y a là, la grand mère maternelle (ses autres grands parents étant décédés), son oncle et ses deux tantes, ses deux soeurs et leurs maris et leurs quatre enfants. Victor est enlacé, embrassé, harcelé de questions tant et si bien que dix heures sonnent sans qu'ils aient commencé à dîner.


La mère de Victor, entendant la cloche de l'église se lève soudain et s'écrie « Mon dieu «  j'ai oublié ma dinde dans le four, elle va être brûlée ». C'est le signal de ralliement autour de la table. La dinde fort heureusement se révèle exquise et le reste du repas aussi. Quand le dessert arrive et que le père de Victor met sur la table des bouteilles de Blanquette de Limoux (bien meilleure selon lui que le meilleur des Champagnes).

Victor se lève et dit à la cantonnade « je vous ai ramené quelques présents d'Algérie ».


Les enfants se mettent à crier et si les adultes ne manifestent pas leur exitation, leurs yeux parlent pour eux. Victor fait un peu de place sur la table pour y poser son sac et distribue les présents qu'il a rapportés. Les femmes reçoivent ainsi de superbes djellabas et les hommes des babouches en cuir ornées d'arabesques. Aux enfants Victor a ramené des poupées arabes pour les trois filles et un superbe couteau pour le garçon.

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Une fois ces cadeaux distribués, il reste sur la table une boite mystérieuse en bois ajouré de trente centimètres de haut sur dix de large. Intrigués les membres de la famille regardent Victor. « Et cette boite qui reste, c'est pour qui ? » demande alors le garçon, lançant la question que personne n'osait poser .


« Ah ça » dit Victor « C'est le plus beau cadeau que l'on puisse faire, un présent digne des mille et une nuits, et je le réserve à ma mère et mon père : c'est un arbre magique qui, à la saison de Noêl, se pare lui même de magnifiques boules d'or et dont la beauté surpasse tous les sapins de Noêl »


« Comment cela se peut-il ? » s'écrient en choeur les membres de sa famille « montre nous vite cette       merveille ! » Victor ouvre alors la boite et en sort fièrement un minuscule arbrisseau dans un pot de terre.

«  Quoi, c'est ça ta merveille ! » s'esclaffent en riant ses soeurs ! Ses parents, à qui le cadeau est destiné, et les autres membres de la famille n'osent quant à eux rien dire, mais ils sont un peu étonnés de l'apparence dérisoire de ce cadeau dont Victor fait si grand cas.


Victor, qui à vrai dire s'attendait à la réaction de ses soeurs, ne se laisse pas démonter « Riez , riez mes chères soeurs, Ignorantes que vous êtes ! il s'agit d'un oranger et vous verrez que d'ici quelques années sa parure d'oranges vous émerveillera ! »

De fait, après quelques années l'oranger prospéra et se couvrit d'oranges à chaque Noêl, faisant l'admiration de la famille et la régalant de ses fruits.

Un siècle après, il est toujours vaillant et constitue l'un des joyaux de Pomerols, pittoresque village de l'Hérault.

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Je souhaite un très joyeux Noêl à toutes celles et tous ceux qui passent sur mon blog en les remerciant de leur fidélité.



Texte & Photos Ulysse


PS : je remercie les propriétaires de l'oranger de m'avoir autorisé à le photographier et à publier ce conte qui n'est que pure fiction pour illustrer les photos.