suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07/12/2014

Parure de givre sur le Caroux !

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

 

Avec les 500mm de pluie qu’il est tombé sur le Languedoc depuis huit jours qui ont rendu impossible toute sortie, je peux vous dire que mes vieilles articulations commençaient à rouiller. Aussi dès l’annonce d’une éclaircie, malgré qu’elle soit accompagnée d’un vent à décorner les mouflons et d’une température polaire, j’ai enfilé ma parka et  mes grolles de rando pour grimper sur le Caroux ! Bien m’en a pris, vu le somptueux spectacle qui m’attendait là haut. Mais bon, chaque chose en son temps. Commençons tranquillement notre ascension dans une hêtraie à l’abri du vent, histoire de se remettre dans le bain (ou plutôt en la circonstance hors du bain !). Je profite lâchement de l’absence momentanée de mon ami Gibus pour flâner un peu.  Admirons au passage la grâce de ces fayards (ou hêtres) qui ont offert pour l’hiver, à Gaïa notre terre mère, une superbe toison rousse de feuilles mortes.

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

 En prenant de l’altitude nous gagnons l’étage des fougères dont la toison n’est pas moins colorée. J’aime, en cheminant sur ces antiques sentiers, penser à celles et ceux qui, au cours des siècles, les ont arpentés, tristes ou empreints  de gaité, selon la dureté des temps et de leur existence. Nous formons une chaine secrète d’humains dont la trace ainsi formée sur la terre garde la mémoire.

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse 

Ce chemin conduit à une jasse (bergerie) qui n’a pas dû voir l’ombre d’un mouton depuis quelques décennies. Mais  quand notre planète croulera sous ses quinze milliards d’habitants qu’elle ne pourra plus nourrir, qui sait si ce lieu ne reprendra pas vie. En tous les cas, il sera plus hospitalier que la planète Mars que l’on envisage de coloniser !

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

J’arrive au sommet où la Tramontane  s’en donne à cœur joie ! L’effet est, c’est le cas de le dire, saisissant, tout comme la vue de cet arbre couvert de givre qui vous donne une idée de la température ambiante. Je me dis qu'il faut être effectivement  un peu "givré" pour grimper aujourd'hui sur le Caroux !

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Cela dit, je ne suis pas monté là pour gémir dans votre giron, même si chères lectrices il doit être confortable,  mais pour admirer et partager ensuite avec vous – pour votre part en toute tranquillité et bien au chaud - les beautés qu’arbore en toutes saisons ce massif cher à mon cœur.

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Mon bonheur est toutefois mâtiné de quelques impédiments, car  je dois courir moult fois après ma casquette que la Tramontane facétieuse s’évertue à transformer en frisbee.

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Le froid est si intense que même les pierres semblent transies !

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

La bruyère fait une toison de vieillard à ce bon vieux Caroux et les quelques arbustes ayant eu la malencontreuse idée de s’installer sur son sommet  ressemblent à des grosses boules de coton.

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Au loin une mer de nuages dévale les flancs de l’Espinousse poussés par la Tramontane. En contemplant ces merveilleux et parfois redoutables voyageurs célestes, je m’émerveille toujours de la sophistication de la machine climatique terrestre, où courants  aériens et  marins se combinent pour distribuer  ici et là l’eau nécessaire à la vie. Malheureusement je crains que nous ne soyons en train de la détraquer et que nous commençons à en payer les conséquences.

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Nous voici en vue d’une autre jasse, signe que les lieux étaient autrefois une zone d’intense pastoralisme.  La disparition des troupeaux permet, comme hélas en de nombreux autres endroits du massif, l’envahissement par les genêts  qui ferment les chemins et appauvrissent la flore. Le même phénomène se produit avec les pins, dont j’ai déjà dit sur ce blog qu’ils constituent une menace pour la biodiversité du massif, mais apparemment l’ONF s’en moque !

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Près de la Jasse, une horde de chevaux semi sauvages vivent en liberté, dont j’avais photographié les ébats en décembre 2012 dans une ambiance hivernale encore plus rude qu’aujourd’hui. Si cela vous dit de les contempler cliquez ICI.

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Un brin frigorifié, je vais me réfugier pour pique-niquer dans le refuge de Fontsalès où, en l’absence de mon ami Gibus, maître en la matière,  je n’arrive pas à allumer le feu, le bois étant trop mouillé. Comme le dit un graffiti sur le mur du refuge, il faut être fou pour monter en des endroits pareils l’hiver sans être capable d’allumer un feu !!! C’est sûr qu’aucune de mes lectrices dorénavant ne voudra m’y accompagner si Gibus n’est pas avec moi !  Mais faisant contre mauvais fortune bon cœur, comme m’y invite un autre graffiti, je déjeune en buvant au vent, au soleil, aux éléments et à l’amour !!!

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Revigoré je prends le chemin du retour, le soleil qui est un peu plus présent, mais guère plus chaud,  magnifie la parure de givre des arbres.

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Quand tant de beauté vous est offerte comment résister à l’appel des sommets ! Mes genoux auront beau rouiller, mes mains et mes pieds avoir l’onglée, ma casquette jouer les hirondelles, je crois que n’est pas encore venu l’hiver où je renoncerai à monter ici pour la contempler et ensuite la partager avec vous, ce qui double mon plaisir !

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasse

Mais le brouillard commence à envahir les sommets et il est temps de redescendre, ce que je fais à regret.

 

 

caroux,fayard,nuage,givre,jasseJe regagne paisiblement la vallée, protégé du vent par les fayards qui me font une double haie d’honneur, l’âme encore éblouie par le magnifique spectacle que m’a offert, une fois de plus, ce cher Caroux.

 

J'ai posté la suite de ma visite "décoiffante " de Paris sur mon blog

PIQUESEL 

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma derrière chanson MEDIADEAD et les autres si affinité 

  

 (cliquez sur le nom des blogs pour y accéder)

Texte & Photos Ulysse (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable) 

 

  

08:52 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (56) | Tags : caroux, fayard, nuage, givre, jasse

23/09/2010

Le nuage et les fils barbelés

REPRISE D'ARCHIVE
medium_DSC06377.JPG



Par une belle après midi d'été
Un nuage à l'humeur vagabonde
Insouciant des dangers de ce monde
Au sommet d'un coteau folâtrait

Il sentit soudain une douleur irradier
Son flanc doux et blanc comme neige
Et vit alors qu'il était pris au piège
D'une barrière de barbelés

Qui fut ravie de l'opportunité
Car elle souffrait de solitude
Vu qu'avec ses manières un peu rudes
Les hommes comme les bêtes la fuyaient

Libère moi lui dit l'infortuné nuage
Sinon tous ceux qui vont passer par là
Me prendront pour de la barbe à papa
Et je ne pourrai achever mon voyage

Mais la barrière de barbelés
Heureuse d'avoir enfin la compagnie
D'un voyageur ayant vu du pays
Refusa de le laisser aller

De ce refus, la barrière eut à se repentir
Car le nuage usant de patience
De son eau rouilla en silence
Les fils barbelés qui se rompirent

Il put ainsi reprendre son périple
Jurant qu'on ne le reprendrait plus
A trainer ainsi sur les talus
Loin de ses condisciples

Pour la barrière le coup fut terrible
Elle apprit ainsi à ses dépends
Que l'on ne peut contraindre impunément
Ceux qui sont déterminés à vivre libres!

 

PS: Je m'absente quelques jours et prendrai connaissance de vos commentaires à mon retour. Merci de votre visite

Texte & photo Ulysse

06/10/2009

Périple en Andorre- Dernière partie : Les lacs de Tristaina

 

 

 

DSC07111.JPG

Des quatre éléments  identifiés par les philosophes grecs : terre, air, feu et eau, celui qui sans conteste m’apparaît le plus  étonnant est l’eau. C’est au demeurant l’élément dominant de notre planète et le principal constituant de nos organismes. Elle me semble en outre supérieure aux autres éléments puisque  elle vole dans l’air sous forme de nuages, elle rend la terre fertile et éteint le feu. De surcroît elle modifie son apparence selon qu’elle est pluie, neige, glace ou vapeur d’eau.

 Et ce matin alors que nous partons pour faire le circuit des lacs de Tristaina, et éventuellement faire l’ascension du pic du même nom (2874m) réputé très difficile, l’eau nous offre le spectacle éblouissant d’une multitude de ruisselets  sinuant paresseusement au fond du vallon que nous longeons  pour rejoindre les lacs.

 

DSC07114.JPG

Quand on a gardé son âme d’enfant la nature vous livre ses secrets et ses merveilles . Pour ma part  je n’ai aucun problème vu que j’ai 8 ans d’age mental , mais heureusement plus de 18ans d’age « gosier-tal », ce qui m’autorise à consommer des breuvages bacchusiens, car mon admiration pour l’eau se limite à ses usages externes.

 Ainsi ce matin, les yeux encore éblouis par ces eaux miroitantes, j’aperçois dormant allongé sur la crête d’en face le visage d’un géant . Sans doute s’agit il du « Beau au mont dormant » dont parle une légende Andorrane et qui ne se réveille qu’une fois par mois lorsque la lumière de la lune rousse vient effleurer ses lèvres (d’où sans doute la réputation de sensualité que l’on attribue aux rousses)

 

 

DSC07126.JPG

Mais nous voici au bord du premier lac. Il est encore un peu tôt pour s’y baigner car l’air froid qui descend des cîmes n’a pas encore eu le temps d’être réchauffé par le soleil, ni l’eau du lac  à fortiori !

 

 

DSC07129.JPG

 

Nous prenons un peu d’altitude et découvrons le second lac de Tristaina, plateau d’argent suspendu au dessus du vide. On nous apprend dès l’enfance à attribuer une couleur fixe aux objets : l’orange est orange,  la tomate est rouge, les feuilles au printemps sont vertes , le ciel est bleu etc..

 Mais comme nous l’ont montré les impressionnistes les objets peuvent avoir une myriade de couleurs selon les jeux d’ombre et de lumière auxquels ils sont exposés. C’est ainsi que les lacs de montagne peuvent être blanc, gris, bleu, violet, vert, émeraude,argent, or , rose selon l’heure du jour et l’état du ciel. La sagesse populaire dit aussi que la nuit tous les chats, même les blancs, sont gris ! Qui a osé ricané en disant que la nuit Ulysse était aussi toujours gris ?  Attention je vous ai à l’œil avec ma webcam !

 

 

DSC07137.JPG

Parfaite et merveilleuse illustration de mes propos précédents le troisième lac de Tristaina aux eaux outremer teintées par endroits d’émeraude se révèle enfin  à nos yeux

 

 

DSC07146.JPG

 

 

DSC07155.JPG

Au fur et à mesure que nous grimpons, la vue sur les lacs s’élargit et ceux qui après avoir contemplé ce panorama  s’interrogeraient encore sur  l’utilité de «  marcher pour rien » en montagne sont à mon avis  à classer parmi ceux auxquels le sinistre Lelay pensait quand il disait qu’il offrait aux annonceurs de TF Hun « du temps de cerveau disponible ! »

Les plus observateurs de mes lecteurs et lectrices auront sans doute repéré une scène troublante concernant le lac  figurant à droite de la photo.

 

 

DSC07154.JPG

On voit en effet dans la partie inférieure droite du lac, la montagne poser une main affectueuse autour du cou d’un visage d’homme. De fait une légende prétend qu’une jeune femme Tristaina (d’où le nom des lacs) s’est noyée à cet endroit et que son amant inconsolable s’est aussitôt jeté dans les flots.

Mais la montagne est tombée amoureuse du jeune homme et le tient depuis ce temps dans ses bras l’empêchant de se noyer .  Selon la légende quiconque tenterait de le libérer serait enseveli aussitôt sous une avalanche de rochers. Courageux mais pas téméraires nous n’avons pas essayé ! (je sais je vous déçois un peu Mesdames mais je ne peux pas avoir toutes las qualités !)

 

 

photos marie 137.jpg

Nous arrivons près de la pancarte indiquant le sentier pour accéder au sommet du Pic de Tristaina qualifié de « molt difficile » (« molt » auquel correspond chez nous le terme ancien « moult » voulant dire très) et de fait selon nos renseignements pris la veille, il y a eu deux accidents mortels récents sur cet itinéraire.

Nous posons nos sacs et tergiversons pour savoir si nous tentons malgré tout l’ascension, quand soudain le « destin » décide pour nous …ou peut être est ce la montagne qui admirative de nos  exploits des jours précédents a voulu nous épargner un sort funeste !

 

 

DSC07163.JPG

En effet une énorme masse nuageuse déborde soudain de la crête et dévale la montagne...

 

DSC07165.JPG

La masse de nuages s’écrase au sol et commence à dévaler vers nous  comme la mer à marée montante au Mont Saint Michel.

 

 

DSC07167.JPG

Ce « tsunami » nuageux met fin à nos tergiversations et nous remettons prestement sur le dos nos équipements avec une seule idée en tête : redescendre le plus vite possible ! Nous pensons avec effroi à la difficile situation dans laquelle nous aurions été si ce phénomène météorologique avait été plus tardif et nous avait surpris au cours de l'ascension du Pic ! Une leçon  à tirer pour les apprentis montagnards : même par grand beau temps ne jamais partir sans sa boussole, son mobile, sa polaire, son coupe vent, son coupe-faim et bien sur son anti-gel !

 

DSC07171.JPG

Mais la masse nuageuse nous engloutit et nous pressons le pas afin de ne pas perdre notre chemin. Nous n’avons pas envie de jouer aux marmottes et de se terrer dans un creux du terrain en attendant que ce tsunami passe. Nous avons certes un peu de « soleil liquide » venant du pays d’oc dans nos sacs mais pas assez pour  maintenir longtemps nos corps  à une température vitale.  Car le cœur du nuage étant à 8°, ce ne sont pas les 13° du breuvage en question qui nous sauvera d’une hypothermie certaine.

 

DSC07177.JPG

Heureusement l’air tiède qui monte de la vallée stoppe pour un moment la vague nuageuse et nous pouvons faire une halte et reprendre notre souffle auprès du premier lac de Tristaina qui a de nouveau changé de couleur.  Preuve est faite que les objets n’ont pas de couleur propre. Celle-ci résulte de l’interaction de leur structure et de la lumière qui les touche. Mais ne sommes nous pas nous même multiple, notre « être » variant selon le milieu dans lequel ils se trouve ?

 

 

photos marie 142.jpg

Narguant les nuages arrêtés dans leur élan par la brise  ascendante, nous plongeons une tête dans le lac dont les eaux étonnamment tièdes (au moins 17°) témoignent du réchauffement climatique en cours. Au train où vont les choses, les générations futures connaîtront elles encore ce bonheur de jouer les grenouilles (en l'occurrence les crapauds!)  dans les lacs de montagne ?

 

DSC07184.JPG

Mais la masse de nuages accumulés finit par l’emporter sur la brise (certains gros nuages d’orage peuvent peser des millions de tonnes !) et à engloutir le pourtour du lac . Nous levons précipitamment le camp pour rejoindre  nos pénates.

 

P1100760.JPG

Sur le chemin du retour, nous surprenons soudain deux êtres étranges qui, profitant du brouillard ambiant, s’apprêtaient à s’embrasser. D’après une légende andorrane, il s’agirait de deux amants que la fée Armoise a transformé en pierres après que le jeune homme ait refusé ses avances.  Après avoir vu un  tel spectacle comment oser dire de quelqu’un d'insensible qu’il a un cœur de pierre ?

 

photos marie 146.jpg

 

 


Ayant retrouvé la sécurité de nos pénates, vous avez droit à une photo de notre groupe dont les mines réjouies témoignent des effets  bénéfiques de la randonnée…… ainsi que de la sangria sur le moral !

 

 

DSC07215.JPG

Le lendemain matin, au moment du départ, l’ensemble des nuages qui couvraient les monts sont tombés au fond de la vallée comme si la montagne voulait nous dissuader de retourner dans les miasmes du monde urbanisé.

Restez ! Jouissez de mes torrents ! Caracolez sur mes sommets ! Dévalez mes pentes ! Enivrez vous de mon air limpide ! semble-t-elle nous dire. Mais bon, nous n’avons pas la capacité qu’ont nos gouvernants  de financer leurs dépenses en creusant un peu plus l’abyssal  déficit public et il nous faut rentrer ! Mais c’est promis, si Nicolas ne casse pas notre tirelire on reviendra !

Merci de tout cœur chers lectrices et lecteurs de nous avoir accompagner ; lors de notre prochaine rencontre nous ne manquerons pas boire à votre santé (ça fera une occasion de plus !)

PS : pour un séjour en Andorre nous vous recommandons vivement de séjourner aux portes du parc Naturel de Sorteny à l’hotel Bringué (***) situé dans le village d’El Serrat fort calme et qui offre un excellent rapport qualité prix (salle de gym/piscine/sauna)

 

A la prochaine.....


Texte & Photos Ulysse (sauf celles signées J.M-P et Marie.B que je remercie pour leur copyright)

 

 

 

26/10/2007

Ainsi passent les nuages....

medium_Aresquiers.jpg

Ils surgissent soudain,
de la ligne d'horizon,
Blanc neige, gris chagrin,
Noirs édredons !

Ainsi passent les nuages,
Etranges migrateurs,
Qui ombrent le paysage,
Et parfois pleurent !
medium_DSC07889.JPG

Ils sont la source des mers,
Des fleuves et des étangs,
Que le soleil libère,
De ses rayons ardents.
fe2e395e52f3713f0e9d4fdb3c60b3aa.jpg

Quand l'automne passe le col,
Aux premières heures du jour,
L'air glacial et lourd,
Empêchent leur envol

Alors leur masse cotonneuse,
Submerge les vallées,
Formant une mer houleuse,
Où le monde disparaît.
medium_DSC07887-1.JPG


texte & photos Ulysse

11:51 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : nuage