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29/03/2014

Un chef indien m'a dit ....

 

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Après vous avoir, chères lectrices et chers lecteurs, accordé une semaine de pause (du moins pour ceux qui n’ont pas fait l’ascension de la Soufrière sur PIQUESEL) Gibus et moi vous invitons à partir à l’assaut de « l’Olympe ». Quand je dis « l’Olympe » c’est une façon de parler, disons que c’est notre « Olympe » à nous, c’est à dire le Caroux. Car c’est pour nous une montagne sacrée où vivent cachés quelques anciens dieux, dont Bacchus,  mis « au placard » par les humains influencés par des prophètes qui leur ont promis le paradis à condition qu’ils se tiennent à carreau ! Ceci dit après avoir  renié leurs vieilles idoles, les humains n’ont pas adopté pour autant une conduite exemplaire, je dirais même que la Terre est devenue un vrai bazar, pour ne pas utiliser un mot plus grossier .

Mais revenons à cette montagne qui nous est chère où Bacchus a trouvé refuge (nous trinquons avec lui chaque fois que nous y montons) et dont nous allons faire de nouveau l’ascension. Mais, je vous rassure tout de suite, cette fois ci pas d’éboulis à traverser, pas de corniche à gravir, aucune crainte d’avoir le vertige car nous allons emprunter une ancienne draille à moutons des plus confortables, enfin quand on a le pied montagnard et que l’on ne grimpe pas en espadrilles !

 

 

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Les montagnards savent pourquoi on appelle notre chère Terre « la planète bleue » car de « là haut » on la voit ainsi ! En effet la diffraction de la lumière du soleil dans l’atmosphère crée un voile bleuté qui noie les chaines de montagnes  ou de collines qui se succèdent jusqu’à la mer.  Mais ce bleu là ne donne pas le « blues », au contraire, il vivifie, il revigore, il stimule,  il rassérène, il exalte, comme une triple dose de vitamine C dont  sont riches les oranges. Ce que Paul Eluard, ce grand poète, a d’une façon fulgurante pressenti dans ce vers apparemment mystérieux et pourtant limpide : « La Terre est bleue comme une orange….. »

 

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Les anciens dieux ne sont pas les seuls à avoir trouvé refuge sur le Caroux, quelques chefs amérindiens, qui ont échappé au massacre des « yankees », ont fait de même . Ainsi  croisons nous Seattle, un  chef indien Suquamish avec lequel nous nous mettons à parler du triste état de notre planète.

 « La terre n'appartient pas à l'homme » nous dit-il « c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même."

« Nous le savons bien, nous qui passons une partie de notre vie sur les chemins à parler aux plantes aux animaux  et aux pierres »  lui répondons nous  « mais nous ne sommes hélas pas aux commandes et ceux qui y sont ne semblent pas prendre le chemin de la sagesse »

Seattle nous sort alors le Grand livre de la sagesse indienne qu’il a précieusement conservé et qui reprend les propos que lui et  tous ses amis ont adressé en vain aux autorités américaines.

« Je vous le prête jusqu’à votre prochain passage ici » nous dit-il « parlez en autour de vous, faites le lire à vos enfants et petits enfants et ainsi vous sèmerez des graines qui aideront peut être à sauver le monde »

Je ne peux pas hélas vous le confier chères lectrices et lecteurs mais vous pouvez découvrir ce « trésor » de sagesse indienne sur le fabuleux site de SYTI-NET que tout terrien devrait mettre dans ses favoris. Parcourez le menu de ce site et vous y découvrirez d’autres merveilles).

 

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Nous poursuivons notre ascension et sommes surpris de rencontrer de la neige sur le plateau sommital. Mais avec le soleil radieux et l’infinie « bleuitude » du ciel cette neige là crée une atmosphère festive. L’envie nous prendrait presque de danser mais vous imaginez la tête des mouflonnes  nous contemplant Gibus et moi en train de danser ! Cela ferait jaser !

 

 

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Nous entendons soudain « cancaner » et nous apercevons avec stupeur une oie affamée en train d’essayer de se sustenter d’un caillou.  « Avec toute cette neige, je n’ai pas grand chose à « becqueter » nous explique-t-elle. Ayant pitié de son triste sort nous lui donnons un quignon de pain prélevé sur notre pique-nique. « Mais que fais tu en ces lieux » lui demandons nous ? «J’ai fait une halte sur le Caroux pendant ma migration et ce sont les mouflons qui, ayant entendu dire que les oies du Capitole avaient permis aux Romains de repousser l’attaque des gaulois, m’ont invitée à rester parmi eux pour les prévenir de l’arrivée des chasseurs ! Comme le coin est chouette j’y suis resté mais je dois avouer que j’y crève un peu la dalle » répond-t-elle. On fait vraiment des rencontres extraordinaires sur le Caroux !  Il faut vraiment que vous y montiez un jour !

 

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Comme à l’habitude nous allons pique-niquer dans le refuge de Fontsalès dont un graffiti nous apprend que Claude Lelouch aurait dormi ici et un autre que « Mumu aime Gégé ». C’est quand même plus distrayant que les nouvelles diffusées aux journaux télévisés, non ? Et espérons que Mumu et Gégé s’aiment toujours sinon s’ils lisent cet article l’un d’entre eux aura peut être le bourdon, et j’en serais fort marri !

 

 

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Le pique-nique englouglouti (le bis du « glou » c’est pour la partie liquide !) nous entamons la descente, l’horizon bleuté commençant à se parer d’or du fait de la plongée du soleil qui fait que la diffraction de ses rayons dans l’atmosphère vire vers l’orange (je me suis relu trois fois, tellement c’est beau !).

 

 

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Certains hêtres ont conservé leur feuillage marcescent qui, bien que mort, ne tombera que lors de la sortie des nouveaux bourgeons.  Ces feuilles se gavent de soleil et illuminent le sous-bois comme certains défunts qui laissent un souvenir lumineux dans nos mémoires.

 

 

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La nature est un magnifique musée ouvert à tous vents où les œuvres d’art, en majorité des antiquités, sont encadrées de façon artistique !

 

 

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Et admirons le courage de ces bataillons arboricoles qui, comme les phalanges romaines, partent à l’assaut de pitons rocheux que l’on croit imprenables. Prenons en de la graine, nous qui trop souvent nous trouvons des prétextes pour ne rien faire et plutôt boire un coup alors qu’il n’est pas si difficile que ça d’en boire deux !

 

 

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Mais nous allons vous montrer Gibus et moi que nous ne manquons pas de courage. Vous voyez cette belle cascade : c’est de l’eau, n’est ce pas et qui plus est glaciale et bien vous qui croyez que nous n’avons pas vraiment d’affinité avec ce liquide, ce qui est vrai, quand il s’agit d’un breuvage…..

 

 

 

 

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…vous constatez que nous ne sommes pas en si mauvais termes que ça, je dirais même, par un jeu de mot facile  mais auquel je ne peux résister que nous sommes en excellents « thermes » quand il s’agit de s’y baigner. Il est vrai, toutefois, que nous n’y sommes pas restés aussi longtemps que lorsque nous nous sommes baignés en janvier dernier dans la mer des Caraïbes !

 

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Pour celles et ceux qui pourraient douter que j’accompagne mon ami Gibus dans ses ablutions purificatrices, voici la preuve que je ne me défile pas ! Allez la prochaine fois on changera de montagne c’est promis ! Mais il n’ y a aura pas de baignade à la clé ! J’en suis désolé pour mes lectrices !

 

PS: Je vous invite à découvrir une nouvelle note "Ecoute ton âme" sur mon blog OLD NUT agrémentée d'une chanson en cliquant ICI

 

Texte & photos Ulysse