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06/07/2012

Il y a de l’or ! Où ça ? A Lauroux !

 

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Bon, ne vous emballez pas, l’or dont je parle c’est celui des genêts qui couvrent les flancs des collines et des monts du Haut Languedoc au mitan du printemps . A vrai dire c’est le seul qui m’intéresse car l’autre, l’or métal, rend généralement idiots ou fous les gens qui le touchent.

La semaine dernière je vous ai fait admirer ces fameux genêts sous la pluie et pour vous récompenser  de votre courage, je vous les fait  découvrir aujourd’hui sur les pentes ensoleillées - ce qui ajoute à leur splendeur – des monts qui dominent Lauroux. C’est au cœur de ce pittoresque village du Lodévois, point de départ de notre randonnée,  que la rivière du Laurounet et le ruisseau du Rouzet convergent pour rejoindre un peu plus loin celle de la Lergue. Ce qui fait que les Lauroussiens et les Lauroussiennes ne manquent pas d’eau, mais comme ils sont civilisés ils n’en mettent jamais dans leur vin !

 

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Quelques vignes s’accrochent sur les coteaux exposés au sud, extrayant de la pierre une maigre pitance qu’elles transformeront par magie en un divin nectar.

 

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Mais dans les environs de Lauroux, il y a d’autres trésors que l’or des genêts. On y trouve, en effet, de nombreuses orchidées tel cet orchis pyramidal dont les fleurs rose bonbon illuminent les frondaisons vertes des pentes les plus humides.



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 Parmi les orchidées de notre région, les plus fascinantes sont, sans conteste, celles du groupe des « ophrys » qui veut dire sourcil en grec et qui selon Pline l’Ancien  désignait une fleur  dont les grecques se servaient pour teindre leurs cheveux et leurs sourcils (source La Garrigue Grandeur Nature de Jean-Michel Renault).  Cet ophrys à poils soyeux installé au bord du chemin est un enchantement pour les yeux. La beauté dans la nature n’est pas le fruit du hasard, elle répond souvent au besoin de séduire pour perpétuer l’espèce, ici le but est d’attirer un insecte pollinisateur .

 

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Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises car nous apercevons bientôt sous les arbres qui bordent le chemin  un vieil homme qui tient un enfant dans ses bras la tête posée sur son épaule. Nous lui demandons s’il a besoin d’aide mais il nous répond en nous remerciant qu’ils ne font que se reposer un instant. Il nous informe qu’il est berger et qu’avec son petit-fils ils sont à la recherche d’une brebis égarée. Quelle merveilleuse région que la nôtre où les petits enfants courent avec leurs grands parents dans la montagne ! Leur sort est plus enviable que celui des petits citadins branchés de toutes parts et qui passent leurs journées de loisir à dégommer des soldats ennemis sur des consoles vidéo. Leur souhaitant bonne chance dans leur quête, nous reprenons notre chemin.

 

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Parvenus sur le plateau de l’Escandorgue, un splendide spectacle s’offre à nos yeux: les prairies sont couvertes de Cheveux d’Ange - que les botanistes nomment Stipes à feuilles pennées -  qui ondulent sous le vent et d’où émergent les rochers ruiniformes  qui ressemblent à des récifs  battus par une mer d’argent.

 

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Dans quelques jours les tiges de duvet blanc de ces stipes friseront  et les prairies paraîtront alors couvertes de troupeaux de moutons.

  

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En amorçant la descente vers le cirque de Labeil nous pénétrons dans une zone humide et protégée des vents du nord ou prospère une magnifique forêt de hêtres et diverses autres essences aquaphiles . Comme quoi des « êtres » respectables peuvent aimer l’eau !

 

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La forêt est tellement dense que les branches de certains arbres s’allongent démesurément pour aller chercher le soleil.

 

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La randonnée n’est pas une activité sans risque même sur des chemins réputés faciles comme en témoigne ce rocher tombé cet hiver de la falaise lors d'un violent orage et qui s’est planté en plein milieu du chemin. Nous avons soigneusement inspecté les lieux, mais apparemment il n’y avait pas de randonneur coincé en dessous !

 

 

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Nous en trouvons un second un peu plus loin et nous regardons avec inquiétude au dessus de nos têtes ayant à l’esprit le dicton « jamais deux sans trois ». Mais heureusement pour cette fois ci le ciel ne nous tombe pas sur la tête !

 

 

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Mais pour vous montrer combien l'hiver a été "chaud" dans le secteur, j'ajoute  à mon reportage la photo d'un ami qui montre les dégâts causés par un autre rocher sur  la route qui monte sur l'Escandorgue. Mieux vaut ne pas rouler chez nous quand il y a un orage !


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Mais revenons à notre périple où par endroits la forêt prend des allures tropicales. Gibus et moi  croyons être  revenus à Karukera (voir mon autre blog PIQUESEL).

 

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Ici les morts nourrissent les vivants dans un cycle perpétuel, spectacle propre à apaiser nos propres angoisses car  la mort nous apparaît alors comme la face cachée de la vie et non comme  sa terminaison.

 

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Je vous confirme que vous êtes bien quelque part dans l’Hérault et non pas au coeur de l’Amazonie. Pour la destination de vos prochaines vacances, si vous cherchez le dépaysement,  pensez y !

 

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Le chemin sort bientôt de cette forêt humide pour nous ramener en pente douce vers Lauroux.

 

Texte & Photos Ulysse (sauf une D. Delorme)

14/06/2011

En route pour Rosis, la montagne d’or !

 

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Notre pouvoir d’achat est en berne mais le cours de l’or n’a jamais été aussi élevé. Les bijoutiers nous font ainsi des offres mirobolantes pour racheter nos bijoux de famille (les vrais !) et des apprentis « forty-niners » écument le moindre ruisseau à la recherche de pépites.  Un conseil donc : ne dormez pas la bouche ouverte sous peine de vous réveiller sans vos couronnes en métal doré. On sait pourtant que l’or rend fou mais ça ne calme pas pour autant la frénésie de ses adorateurs. Qui possède un million en veut deux ; qui en a deux en veut quatre et ainsi de suite, tous ces millionnaires étant engagés dans une compétition forcenée pour être le plus riche macchabée du cimetière.

Heureusement épargné par cette frénésie grâce à l’attention sans faille de mon inspecteur des impôts (qu’il en soit remercié) je vous propose de partir en quête du seul or qui vaille, de cet or qui ne corrompt pas mais enchante : l’or des genêts qui fleurissent  dès la fin mai sur la montagne de Rosis.

Nul besoin d’exploiter ou de truander son prochain ou d’appartenir à la confrérie des banquiers, assureurs, sénateurs, marchands de téléphones mobiles, de produits pétroliers ou d’eau minérale pour pouvoir contempler cet or là.  Bien au contraire. Des goûts simples, l’aptitude à l’amitié et à la solidarité ainsi que de bons mollets sont de rigueur. Tout ce que l’on risque dans l’aventure c’est de prendre un bain non désiré dans le torrent qu’il faut traverser pour partir à l’assaut de cette somptueuse montagne.

 

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La beauté de cet endroit vous donne, je n’en doute pas, l’envie de séjourner quelques jours dans cette masure. Profitez en car pour le moment elle est libre ! Certes le confort en est plus que sommaire et les voisins, mulots, fouines, mouflons, n’arrêtent pas d’aller et venir la nuit, mais quel bonheur de pouvoir assister au lever et au coucher du soleil sur ces genetières.

 

 

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Outre leur somptueuse beauté , ces genetières tiennent le sol, évitant ainsi l’érosion. Autrefois, elles étaient broutées par les moutons et servaient, notamment dans le lodévois tout proche,  à fabriquer de la toile plus résistante que celle en chanvre ou en lin.

 

 

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Nous arrivons en vue d’un lieu familier à mes plus fidèles  lectrices et lecteurs : le portail de Roquandouire, curiosité géologique située sur le chemin qui mène au hameau de Caissenols et au Plo de Bru.

  

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Cet étonnant vestige d’une couche sédimentaire mise à la verticale par la surrection des Pyrénées est un lieu idéal pour faire une halte un jour de grand vent, qu’il vienne de la Méditerranée ou de la Montagne Noire .

 

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Si l’or  en barre n’a pas d’odeur (bien que certains aient du flair pour le repérer !) celle des genetières est envoûtante et nous prenons de la hauteur pour ne pas en être grisés.

 

 

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Parvenant, ahanant et soufflant en vue du Plo de bru, un arbrisseau nous tend une branche secourable pour nous aider à franchir les derniers mètres. Nous déclinons son offre charitable de peur de le briser. Ce n’est pas que nous soyons lourds car sveltes - vous n’en doutez pas j’espère - nous sommes. Mais nos sacs, eux le sont, car chargés de nombreux flacons (leur contenu relève du domaine privé)

 

 

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Cet arbrisseau n’est que l’avant-garde d’une vaste pinède qui couvre  la partie orientale du Plo de Bru et abrite un champ de myrtilliers, témoin d’un sol léger et acide.  Les baies riches en vitamine C et en polyphénols (qui ont un rôle préventif contre le cancer)  sont délicieuses. Malheureusement il est déconseillé de les consommer dans les regions où le renard est malade de l'échinococcose ou "ténia du renard" à cause du risque de contamination à l'homme. C’est pourquoi nous sommes contraints d’aller chercher nos polyphénols dans le jus de vitis-vinifera (les plus mauvaises excuses font le sel de la vie).

 

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Ayant atteint le col de l’Ourtigas, nous  redescendons vers le hameau de Caissenols pour y faire la pause pique-nique. Quelques amoureux de ce lieu ont, au cours des mois précédents, refait la toiture de la bâtisse principale qui prenait l’eau et réhabilité l’intérieur pour le plus grand bonheur des randonneurs de passage. Je saisis l’occasion, si jamais ils me lisent, de les en remercier chaleureusement.

 

 

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Il faut dire que c’est un lieu idyllique hiver comme été où l’on peut se livrer sans vergogne (pourquoi vergogne y aurait-il d’ailleurs ?) à une sieste à l’air libre ou sous abri. Les polyphénols du raisin auraient, paraît-il, outre leur bénéfice anti-cancer un effet légèrement soporifique.

 

 

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Sortis de nos flacons vides comme le  génie de la lampe d’Aladin, un bestiaire fantasmagorique vient alors peupler nos rêves. On y voit ainsi le taureau de Crète poursuivi par Hercule…

 

 

 

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Soudain le barrissement de l’un des éléphants perdus par Hannibal  au cours de son périple nous réveille en fanfare pour nous signaler qu’il est temps de lever le camp.

 

 

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Et là , sur le chemin du retour, une émouvante scène nous attend : Un mouflon juvénile accompagné de sa mère sont sur le sentier. Grâce au vent contraire la mère ne nous a pas sentis venir et continue de brouter. Le juvénile qui n’a jamais rencontré d’homme et n’a donc pas appris à le craindre nous regarde ébahi, instant d’étonnement pour lui et d’émerveillement pour nous, gratifiés par cette confiance spontanée et innocente.

 

 

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Mais la mère, mue sans doute par son instinct, lève la tête et nous découvre : stupeur et effroi se lisent dans son regard !

 

 

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En une demi seconde c’est la fuite ! Cette scène illustre la piètre image dont jouit l’homme dans le monde sauvage où la rumeur court, aussi bien sur la  terre, dans le ciel que sous la mer, que nous sommes des prédateurs impitoyables. Et me reviennent en mémoire ces images insupportables d'un documentaire animalier, où l’on voit un chasseur embrasser la crosse de son fusil chaque fois qu’il tue un animal. Bourreau sans merci et pitoyable ayant autant d’intelligence qu’une bûche et  imperméable à la beauté du monde. J'espère que ces "bûches" là brûleront , au moins quelques jours, en enfer ! 

 

Texte & Photos Ulysse (sauf Marie B  pour la photo de sieste car je faisais partie des « rêveurs »)

 

19:31 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : sénat, or, hercule, rosis

17/12/2009

Première neige sur la montagne de Rosis !

 

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Après avoir dévalé les pentes du Mont Agut, l’automne s’est enfin installé dans la plaine languedocienne où, peu à peu, il  a recouvert d’orange, de pourpre et d’or les ramures du peuple des feuillus.

Le bulletin météo annonçant pour le mardi 1er décembre de la neige sur les hauts cantons, Gibus et moi décidons de nous y rendre, histoire d’aguerrir nos organismes en vue du traditionnel bain du 31 décembre (où je vous invite à nous rejoindre).

Le climat fort doux qui a, en effet, régné jusqu’ici sur les bords de la Méditerranée a émoussé notre résistance aux frimas, encore que l’on ait assidûment pratiqué les bains dans les torrents plutôt frisquets qui dévalent les montagnes héraultaises.

Nous voilà donc crapahutant vers le sommet de la montagne de Rosis (1055m), empruntant ces chemins séculaires bordés de murets de pierres que nous aimons tant. Une moquette de feuilles amortit nos pas tout en crissant et chuintant, ce qui a pour effet , hélas, d’alerter les mouflons qui affectionnent ces parages.

 

 

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Nous croisons un énorme lièvre qui s’apprête à s’enfuir, mais la peur le conduit à s’immobiliser pour se confondre avec l’entrelacement des troncs et des branches des taillis qui nous environnent. Croisant nos regards où perce une lueur d’intelligence (au moins dans celui de Gibus), il en déduit que nous ne sommes pas chasseurs et poursuit alors calmement son chemin, rasséréné.

 

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Nous parvenons au col d’Aussières couvert d’une tignasse de fougères brûlées par les premières gelées. Un vieil hêtre dresse vers le ciel ses membres décharnés implorant Diane, la déesse des forêts, qu’elle lui rende sa toison tombée à terre. Mais Diane reste silencieuse sans doute fort occupée à chasser le cerf dans les forêts de l’Olympe.

 

 

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Nous poursuivons notre chemin alors que les nuages envahissent le ciel et font de plus en plus grise mine. Mais il en faut plus pour nous inquiéter et d’ailleurs nous sommes venus ici pour affronter les intempéries.

 

 

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Soudain le sommet de la montagne de Rosis se révèle à nos yeux, couvert d’une pellicule blanche, alors que le soleil jette sur nos talons ses derniers feux.

 

 

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Nous sommes bientôt au sommet balayé par un blizzard de grésil. Appréciez le courage du photographe (c’est bibi !)  qui vous permet néanmoins de partager ces moments intenses alors que le vent glacial chargé de cristaux de glace  bombarde notre visage , congèle nos pieds et nos mains et escamote la preuve tangible de notre virilité.

 

 

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Fort heureusement, une fois passé le sommet nous trouvons refuge dans l’abri de Caissenols où nous nous réchauffons (et récupérons les signes extérieurs de notre virilité) auprès d’un ardent feu de cheminée. Ce qui me conduit à vous rappeler la règle N°1 du randonneur hivernal : toujours avoir dans son sac un journal et un briquet et si possible quelques brindilles sèches pour démarrer le feu !

 

 

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De nouveau à peu près secs, nous nous remettons en chemin. Une pluie abondante  nous accompagne qui recouvre le paysage d’un camaïeu de gris. Au risque de vous surprendre j’aime ces ambiances humides, glaciales et déprimantes où votre corps est parcouru de vagues de frissons. Car par contraste, elles font naître une jouissance intense quand, revenu à bon port, après une douche régénérante, vous vous enfouissez dans vos charentaises et dégustez un verre de vin chaud en écoutant  Melody Gardot chanter "Love me like a river does...." (Aime moi à la manière d'une rivière...)

 

 

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Puis nous franchissons le Portail de Roquendouire, cette curiosité géologique à visiter absolument, de préférence en mai quand les genêts sont en fleurs. Pour les moins courageux il faut partir du lieu dit  Nougayrol (situé entre Andabre et Castanet -le –haut sur la D22E12) situé à environ une demi heure à pied du portail (la clé est caché sous la 3ème pierre près du grand genet à l’entrée gauche du portail !)

 

 

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La chance ne souriant qu’aux audacieux, nous sommes gratifiés d’un superbe arc-en-ciel, signe annonciateur du retour du soleil. Nous sommes malgré tout un brin déçus, car nous ne voyons que la partie gauche de l’arc, alors que tout le monde sait que le filon d’or à l’origine des arcs en ciel se  trouve toujours au pied de la partie droite de l’arc

 

 

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Mais les dieux sans doute impressionnés par notre détermination nous révèlent bientôt la partie droite de l’arc et nous nous précipitons derechef pour faire moisson de pépites, fort bienvenues à l’approche des fêtes de fin d’année. Voilà qui va mettre du beurre dans nos épinards. A vrai dire, vu la grosseur des pépites on pourrait y mettre la crémière avec. Mais je rêve bien évidemment car cela fait longtemps que les crémières ont disparu de nos villages. Elles ont été remplacées par Mamie Nova qui trône dans les rayons frais des super-marchés. Et je ne suis pas du genre à mettre une mamie dans mes épinards ! Quand au lieu où se trouve le filon, inutile d’y courir mes ami(e)s, car vous vous doutez bien que nous n’ avons rien laissé !

 

 

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C’est d’un pas alerte que nous reprenons le chemin menant à notre carosse, poussés par le vent qui chasse les nuages noirs vers le levant et inquiets comme Harpagon que l’on nous tende un traquenard pour nous dérober notre «cassette» !

 

 

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Mais nous ne croisons personne, la nature nous entoure paisible et sereine avec le soleil revenu et le vent apaisé. Sur les sommets, qui nous dominent et sur lesquels nous avons crapahutés, la tempête aussi s’est calmée.

Nous achevons notre balade revigorés, fortifiés, oxygénés et prêts à une ripaille de mets et de bons vins entre amis, la nature et l’amitié  étant en ce monde livré aux spéculateurs les seules valeurs qui ne soient jamais dépréciées.

PS: les mots de couleur différente sont des liens vers des sites internets traitant le sujet (cliquez dessus)


Texte & Photos Ulysse

 

 

11:17 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : neige, rosis, melody gardot, or