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13/03/2016

En raquettes dans le Queyras - 5 – Les chalets de Clapeyto et le vallon de l’Agnelil

 

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Pour notre dernière randonnée, nous partons de Brunissard (1800mètres) avec pour objectif d’explorer le vallon de l’Agnelil (2365m) en passant près des chalets d’estive de Clapeyto. Le temps est insupportablement beau comme dirait nos amis d’outre manche qui vivent perpétuellement dans le brouillard ou sous la pluie.

 

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Après une petite heure nous parvenons sur le plateau de Prats Premier. Nous empruntons alors un itinéraire qui n’est pas conseillé en cas de fortes chutes de neige du fait du risque d’avalanche. Mais aujourd’hui le risque est nul et c’est l’esprit serein que nous poursuivons notre ascension.

 

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Nous arrivons ensuite sur les alpages de l’Echaillon où sont installés quelques chalets inhabités à cette période de l’année. A part quelques traces de skieurs nous sommes les premiers à fouler les champs de neige immaculée, ce qui nous procure une joie indicible. Ce dernier mot est un mot fort  pratique qui permet d'éviter de se creuser la tête pour  tenter d'impressionner ses lecteurs sur ses qualités d'écrivain.

 

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Nous arrivons enfin dans le vaste et superbe cirque de montagnes de Clapeyto où sont installés quelques chalets d’estive. Le lieu invite à la contemplation et à la méditation ainsi qu’à la pause pique-nique, sans laquelle nous ne pourrions pas exercer les deux premières !

 

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Rassasiés et nos corps revigorés nous entreprenons alors l’exploration du magnifique vallon de l’Agnelil, que je vous laisse découvrir en silence pour ne pas polluer de mon insipide bavardage  la munificence des lieux

 

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Mais il est temps de prendre le chemin du retour et nous entamons à regret la descente. A vrai dire ce n’est qu’une formule car personne n’imagine de passer à cette saison une nuit en montagne à la belle étoile car nous serions alors privés de vin chaud et cette pensée est insupportable !

 

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Vous aimez lire mes récits de randonnée, alors sans doute apprécierez vous la chanson que j'ai composée " Léo là haut" qui célèbre la marche en haute montagne et que vous pouvez écouter sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom)

 

Texte & Photos Ulysse 

 

05/03/2016

En raquettes dans le Queyras – 4 – Montée au sommet Bucher (2200mètres)

 

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Le beau temps étant revenu, Patrick décide de nous emmener sur les hauts alpages qui entourent le modeste sommet du Bucher (2200mètres) en partant de la Rua (1685mètres). Le soleil hivernal tarde à grimper dans le ciel et ses rayons ont du mal à se faufiler entre les fûts des sapins qui couvrent les flancs des montagnes. L’air est frisquet mais la seule vue de cette lumière solaire réchauffe nos os transis.

 

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Après avoir gravi environ quatre cent mètres, nous arrivons sur un premier plateau ensoleillé. Le soleil plus généreux, combiné aux efforts fournis pendant l’ascension, achèvent de nous réchauffer et nous jouissons pleinement de la splendeur des lieux.

 

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Même si la neige n’est pas tombée en abondance sur le massif, le vent a, par endroits en fonction du relief, accumulé des murs de neige assez instables et qu’il vaut mieux contourner, même chaussés de raquettes !

 

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Patrick, notre guide, constate que le mont Bucher, où nous devions nous rendre et qui est coiffé d’une cabane de berger, est déjà occupé par un groupe de raquetteurs. Il décide donc de faire la pause pique-nique sans plus attendre. Nous approuvons à l’unanimité sa sage décision car nous avons quasiment grimpé 500mètres de dénivelé et le petit déjeuner n’est qu’un lointain souvenir ! Cela dit n’espérez pas maigrir en faisant de la raquette car cela décuple l’appétit et les rations généralement préparées par les auberges de montagne sont calibrées sur le modèle « Teddy Riner » .

 

 

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Comme à l’accoutumée notre salle à manger offre une vue imprenable sur les sommets environnants que l’on gravit en pensée tout en dégustant une assiette pyramidale de lentilles ornées de saucisses ! Un repas de vrais sportifs !

 

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Le repas terminé, Patrick nous fait faire une promenade digestive fort bienvenue sur les alpages des Clots recouverts d’une poudreuse vierge que nous foulons avec bonheur.

 

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C’est un bonheur indicible de cheminer dans cet univers auquel le blanc de la neige et le bleu lumineux du ciel confèrent une pureté absolue. Toute trace humaine est ici gommée et nous avons le sentiment d’être des voyageurs d’un autre monde découvrant une planète inconnue.

 

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Ayant ainsi évolué une petite demi heure dans cet environnement de rêve, nous entamons la descente en direction de la chapelle Saint Simon. 

 

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Ce nom lui vient d'un moine anachorète issu de la communauté d’un monastère qui se trouvait à Molines et qui vécut à cet endroit dans les premiers siècles du christianisme. Les habitants des villages environnants y sont venus pendant des siècles en pèlerinage faire pénitence et rechercher sa protection, puis le culte de l'ermite a été délaissé. Il a été rétabli, selon la légende, à la suite de l’histoire étrange qui est arrivée à de jeunes bergers. Ceux-ci ayant conduit leur troupeau sur les hauteurs de la montagne, trouvèrent un jour une image où se lisait le nom de saint Simon. Emerveillés de voir cette image en ce lieu, ils l'emportèrent au village. Grande fut leur surprise, le lendemain, de voir que l'image avait disparu. Mais ramenant leur troupeau au même lieu que la veille, ils y trouvèrent l'objet de leurs recherches. Cette fois ils n'osèrent y toucher. La chose passa pour une invitation du ciel à honorer le saint dans cette solitude. Une chapelle fut donc élevée sur le lieu où l'image avait été trouvée. Une autre légende veut que si l’on en fait sept fois le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, on est sûr de trouver l’âme sœur dans l’année. Avis aux âmes solitaires….

 

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Nous redescendons en traversant les pâturages du clos Henry au milieu duquel trône un chalet d’opérette où l’on se verrait bien passer quelques jours avec l’âme sœur à condition que le frigo et la cave ne soient pas dégarnis. A mon âge on ne se nourrit pas que d’amour et d’eau fraîche !

 

raquettes,queyras,mont du bucher,corbeauBientôt nous apercevons les rares pistes de ski de la région situées dans le village de Molines, seule et modeste manifestation du grand Barnum qu’est devenu le ski alpin dont les remontées mécaniques et autres téléphériques défigurent les alpes du nord.

 

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Un corbeau mécontent de nous voir pénétrer sur son territoire nous harcèle de ses croassements. La Fontaine n'a pas rendu justice à cet animal intelligent en en faisant une victime facilement bernée par Maître renard. Soucieux de respecter son intimité, nous pressons le pas et notre randonnée s’achève, trop vite passée ! Heureusement, comme à l’accoutumée, le vin chaud nous attend à l’auberge qui prolongera le bonheur de cette journée.

 

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Vous aimez lire mes récits de randonnée, alors sans doute apprécierez vous la chanson que j'ai composée " Léo là haut" qui célèbre la marche en haute montagne et que vous pouvez écouter sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom)

 

Textes & Photos (sauf les 3 et 5 C. Harmoy) Ulysse 

 

27/02/2016

En raquettes dans le Queyras - 3 - Montée à la cabane de Peyroun (2100mètres)

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Jusqu’à présent la météo nous a été favorable et nous a gratifiés de journées ensoleillées, mais ce matin il en va tout autrement : un plafond de nuages bas engloutit les sommets. Mais il en faut plus pour nous faire renoncer à notre virée en raquettes et d’ailleurs nous avons payé pour ça ! Nous partons de l’Echalp (1700mètres) en vue d’aller pique-niquer à la cabane de Peyroun, perdue dans les nuages à environ 2100 mètres d’altitude.

 

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Bien que la marche en raquettes sur des pentes neigeuses soit une activité relativement sportive, nos organismes ont du mal à se réchauffer et la pause « thé-café-friandises » que nous propose Patrick, notre excellent et attentionné guide, est la bienvenue ! Je salue au passage l’écossais Sir James Dewar qui inventa en 1893 le concept de la bouteille isotherme – si précieuse aux montagnards - que la société allemande Thermos se dépêcha de lui piquer en développant un brevet. Depuis par antonomase on désigne tout récipient de ce type par le nom de « thermos » !

 

 

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Nous poursuivons notre ascension avec pour seul bruit le crissement ouaté de nos raquettes qui s’enfoncent dans la neige. A part un éphémère coin de ciel bleu qui, par moments, se dévoile, nous évoluons dans un décor fait de camaïeu gris qui incite au repliement sur soi. Avec une couette de nuages sur la tête et un tapis molletonné de neige fraîche sous les pieds, l’esprit s’engourdit et se laisse aller à des rêveries bercées par le balancement de la marche.

 

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Nous arrivons à la cabane de Peyroun, à peine réchauffés malgré notre ascension. Patrick, plein de sollicitude et soucieux de conserver ses amis clients en bon état de marche jusqu’à la fin de la semaine, nous fait un feu de bois. Qu’il en soit remercié ! Certes l’effet calorifuge est plutôt limité au bas des mollets et aux mains que l’on expose au dessus du feu, mais il s’accompagne d’un effet psychologique équivalent à l’effet placebo des pseudos médicaments. Les mystères et subtilités de l’esprit humain sont insondables, enfin sauf pour certains animateurs de journaux télévisés très à la mode qui sont plutôt apparentés à la famille des « bûches ».

 

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Notre lieu de pique-nique nous offre une vue imprenable sur le Mont Viso (3841 mètres) l’un des plus haut sommets des alpes italiennes et au pied duquel le Pô prend sa source. Ceci explique qu’il est très souvent recouvert de nuages, nés de l’évaporation issue de ce fleuve.

 

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Mais la neige commence à tomber et Patrick donne le signal du départ avant que l’on ne soit transformés en bonhommes de neige.

 

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Le brouillard envahit le vallon où l’on progresse et gomme les sommets environnants qui deviennent des masses fantomatiques sans aucune matérialité.

 

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La neige redouble accompagnée d’un blizzard qui abaisse rapidement la température ressentie, nous obligeant à fermer soigneusement nos écoutilles. Patrick imperturbable garde le cap, sa capacité à trouver le bon chemin dans un environnement aussi hostile où rares sont les repères suscitant notre admiration.

 

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Nous passons près de la cabane de Médilles qui sert d’abri aux bergers qui montent pour l’estive. Mais son confort rustique n’incite pas à une halte et seul son attrait photogénique suscite un peu d’intérêt chez les photographes du groupe qui ont le courage de quitter leurs moufles pour prendre la photo ! (Merci Ulysse ! De rien mes amis mais ça vaut bien un vin chaud!)

 

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Nous poursuivons notre descente en silence, le sentiment de notre existence amplifié par l’onglée qui pince les doigts, le blizzard qui glace nos joues et gerce nos lèvres, mais aussi par cette exaltante lutte contre les éléments qui procure un sentiment de bonheur indicible : nous nous sentons pleinement vivants !

 

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Patrick, avec une grande sollicitude, nous aide à franchir quelques rochers entourés de plaques de glace pas faciles à négocier en raquettes. Ce sera la seule (petite) difficulté technique de notre parcours. La raquette est un sport accessible à tous ceux qui aiment marcher et qui ne craignent pas les pentes. Il permet l’hiver d’accéder à de sublimes sites montagnards vierges de toute pollution humaine.

 

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Nous voilà revenus sur le plancher des vaches, expression qui, ici, a toute sa justification, car l’hiver les vaches sont bien au chaud dans les étables de la vallée. Et d’ailleurs, sans plus attendre nous nous précipitons vers notre propre « étable » où nous attend un (voire deux  pour certains que vous connaissez bien !)  vin chaud !

 

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La nuit approchant, la couverture nuageuse se déchire donnant au soleil l'occasion de faire son show habituel. Je ne sais si c'est l'effet du vin chaud mais les nuages m'apparaissent plus roses que d'habitude ! Cela dit je n'en suis pas encore au point de voir des éléphants roses ! 

 

A suivre…..

 

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Vous aimez lire mes récits de randonnée, alors sans doute apprécierez vous la chanson "Léo, là haut" que j'ai composée en hommage à la randonnée montagnarde - cette passion que je partage avec vous - et que vous pouvez écouter sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom)

 

Texte & Photos  (sauf les N° 4 & 6 C. Harmoy) Ulysse

 

20/02/2016

En raquettes dans le Queyras :2 - Montées aux cabanes de La Gardiole (2200mètres) et de la Baoude (2100mètres)

 

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Celles et ceux qui nous ont fait le plaisir, et surtout ont eu le courage, de nous accompagner au refuge de La Blanche (voir ma note précédente) doivent avoir une pêche d’enfer, aussi je leur propose de faire en un jour ce que nous avons fait en deux. Soit une première virée jusqu’à la Bergerie de la Gardiole, avec à la clé 500 mètres de dénivelé, puis une seconde jusqu’à la cabane de Baoude, ce qui ajoute 500 mètres de dénivelé. Vous êtes partants ? Oui ! Je n’en attendais pas moins de vous ! Alors en route !

 

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Nous sommes dans une telle forme que nous avons gravi les 500 mètres de dénivelé sans nous en rendre compte et nous voilà déjà rendus à la bergerie de la Gardiole, lieu prévu pour notre pique-nique. Il faut dire que fouler la neige vierge en raquettes provoque une ivresse incomparable et une joie enfantine et l’on sait bien que les enfants ne ménagent pas leurs efforts jusqu’à ce qu’ils s ‘écroulent sur leurs lits morts de fatigue ! C’est sans doute ce qui nous attend quand nous serons rentrés au bercail!

 

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Une fois nos agapes terminées, loin de redescendre nous demandons à Patrick, notre guide, de poursuivre notre ascension dans les alpages pour jouir plus largement du magnifique panorama qui s’offre à nous.

 

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Outre la beauté des paysages, ineffable est le plaisir de descendre à grandes enjambées dans des pentes couvertes de neige vierge !

 

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Le manteau neigeux qui recouvre tout ou partie de la montagne lui confère un aspect irréel. Elle perd de sa densité, de son épaisseur et semble mois menaçante. Mais pourtant elle est encore plus dangereuse et gare à celui qui s’égare ou se fait prendre par une avalanche, car il est vite transformé en bonhomme de neige !

 

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J’espère que malgré mes mises en garde, vous êtes d’accord pour repartir pour une nouvelle virée en direction de la cabane de Baoude, perchée sur un magnifique plateau alpin. A voir mon sac (c’est mon ami qui prend la photo) vous comprenez que l’on ne part jamais en rando montagnarde hivernale, même s’il fait grand soleil, sans équipement chaud. C'est indispensable car le temps peut à tout moment changer et l'on n'est jamais à l'abri d’une mauvais chute qui pourrait nous immobiliser. Certes, le sac tire sur les épaules mais la sécurité est à ce prix ! L’autre inconvénient est qu’il n’y a guère de place pour emporter un flacon de « rouquin», mais le vin chaud qui nous accueillera le soir à l’auberge nous fera oublier cette privation !

 

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Notre guide Patrick qui lit « la nature »,comme vous et moi lisons les livres, décrypte les traces laissées par les animaux pendant la nuit. Là, nous voyons les traces d’un lièvre qui a descendu en courant le talus. Bon cela dit, ne me demandez ni son sexe ni son âge, le talent de notre guide ne va pas jusque là !

 

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Nous approchons du plateau où est implantée la cabane de Baoude, surplombée par une barre rocheuse où, selon notre guide, nichent des aigles.

 

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Bientôt la cabane est en vue, promesse d’une pause ensoleillée et idyllique.

 

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Idyllique elle l’est effectivement, compte tenu de la vue somptueuse que nous avons sur la chaine qui nous fait face

 

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Mais aussi parce qu’un jeune aigle (que l’on identifie grâce aux plumes blanches sous ses ailes) nous fait une magnifique démonstration de son aptitude à utiliser les courants d’air ascendants pour se déplacer sans bouger la moindre rémige !

 

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Le pique-nique achevé, Patrick, qui a constaté que nous avons grimpé nos 500 mètres sans sourciller et émettre un seul grommellement (voilà un mot un peu désuet que les ados –s’il y en a qui lisent ce blog – risquent de ne pas comprendre) nous emmène à l’assaut du sommet de Baoude, ce qui rajoute au menu 100 mètres de dénivelé, effort qui, accomplit sur la digestion, est loin d’être négligeable. Les montagnards savent de quoi je parle !

 

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Le sommet nous offre une vue panoramique sur les chaines de montagnes environnantes, ce qui nous donne l’impression d’être devenus des aigles, certes un brin déplumés pour certains d’entre nous (dont je suis !)

 

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Dans la descente nous « lâchons les chevaux » et dévalons, en riants comme des enfants, des pentes couvertes d’une neige poudreuse qui nous rend euphoriques, comme du champagne, que certains au demeurant ont à cœur de goûter ! Par charité je ne mets pas de photo !

 

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Pour clore cette belle journée, le soleil en se retirant met le feu à quelques nuages restés en rade au dessus des sommets. Et, pour notre part, comme prévu, une fois bu notre vin chaud et avalé le pantagruélique repas montagnard de l'Auberge, nous tirons très vite notre révérence et dormons comme des "bébés". 

 

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Vous aimez lire mes récits de randonnée, alors sans doute apprécierez vous la chanson que j'ai composée en hommage à la marche - cette passion que je partage avec vous - et que vous pouvez écouter sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom)

 

Texte & Photos (sauf la 6ème C. Harmoy) Ulysse