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17/03/2018

L’eau était diablement fraîche dans le canyon du Diable !

 

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Après vous avoir emmenés, la semaine passée, au paradis blanc de Clapeyto, je vous invite, aujourd’hui, à nous suivre dans le canyon rougeoyant du Diable. Mais auparavant, histoire de se mettre en jambes, nous allons rendre visite à deux « vierges » qui se sont installées depuis des temps immémoriaux au sommet d’une montagnette qui domine la vaste plaine où coule paresseusement - nous sommes dans le midi ! - l’Hérault. Ce matin le ciel est cristallin et la végétation pimpante, revigorée par les abondantes pluies de l’hiver.

 

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Je vous fais grâce de la grimpette assez sportive que requiert l’accès aux deux vierges ( le sont elles encore depuis le temps ?) qui sont en train de papoter au moment où nous arrivons à leurs pieds. Je n’ai pas entendu ce que l’une chuchotait à l’autre, mais je me demande si ce n’était pas une moquerie à notre égard car il m’a semblé entendre l’autre vierge rire. Où peut être était ce le vent où bien un oiseau facétieux se moquant de notre poussive ascension quand d’un coup d’aile il se rend maitre des cieux !

 

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Baguenaudant sur le sommet, nous découvrons, autre intrigant mystère, un énorme bolet fossilisé ! S’il avait été frais, imaginez l’omelette que nous aurions pus faire avec deux douzaines d’œufs d’autruche ! Bon certes, les œufs d’autruche ne sont pas aisés à trouver dans notre région, mais on a le droit de rêver !

 

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Après avoir passé en revue tous les sommets que nous avons grimpés – ils sont nombreux - que nous apercevons aux alentours de cet observatoire idéal, nous entamons la descente pour rejoindre le sentier menant au canyon du Diable.

 

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Si certains chemins pentus et caillouteux nous imposent vigilance et nous obligent à nous « sortir les tripes » pour avancer, sur d’autres, comme sur cette avenante piste forestière, nous pouvons nous mettre en « roue libre » et laisser nos pensées vagabonder en admirant le paysage. J’aime quand le chemin que nous avons à parcourir se déploie devant mes yeux. J’ai le sentiment d’être maître du temps car en regardant devant je découvrons mon proche avenir et en me retournant je contemple mon proche passé. Les pessimistes me feront remarquer que, pour ce qui concerne mon proche avenir, le ciel peut à tout moment me tomber sur la tête sous la forme d’un météorite, comme ce malheureux promeneur en Inde, mais je ne suis pas d’un naturel inquiet !

 

 

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Après une petite heure de marche méditative, nous arrivons en surplomb du canyon du Diable, vaste espace de « ruffes » rouges, vieilles de 200 millions d’années que la pluie et le vent ont sculptées. On peut supposer que ce nom de « diable » lui a été donné en raison des roches rouges qui évoquent les flammes de l’enfer. Il est amusant de noter qu’il se trouve au pied de la montagnette où papotent nos deux vierges. Peut être qu’avec le temps elles finiront par y tomber ? Ce serait alors un scoop : deux vierges en enfer ! Autant ne pas se priver de batifoler !

 

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Nous arrivons bientôt au cœur de cet espace étonnant, issu de lagunes qui s’étendaient en ces lieux il y a deux cents millions d’années. Non loin de là, en un lieu similaire – la plaque de la Lieude - des traces fossiles de reptiles pré-mammaliens ont été retrouvées et peuvent être observées.

 

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L’absence de couvert végétal dû à la stérilité du sol facilite l’érosion et l’eau y a sculpté un relief fantasmagorique.

 

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Quelques rares nutriments accumulés ici et là permettent toutefois à des plantes d’y pousser comme ces audacieux et solitaires narcisses.

 

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Nous croisons un torrent dont nous décidons de remonter le cours car nous savons qu’en amont se trouve une superbe cascade.

 

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Ce modeste torrent à creusé un impressionnant canyon qui nous permet de matérialiser l’échelle du temps, quelques millions d’années séparant le sol où nous marchons des crêtes qui nous surplombent.

 

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L’aspect sauvage et exotique du canyon, qui me rappelle en miniature ceux que j’ai parcourus en Arizona, confère à notre randonnée un parfum d’aventure.

 

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Parvenus à la cascade Jo et moi ne résistons pas au plaisir d’aller nous y rafraîchir, ce qui en l’occurrence est le mot juste car la température de l’eau conviendrait tout à fait pour un pastis ! Je salue au passage mon ami Gibus, exilé climatique aux Antilles  qui est dorénavant privé de ce plaisir !

 

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Revigorés par cette douche tonique, nous reprenons l’exploration du canyon.

 

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Dans les ruffes, on aperçoit à intervalles réguliers des strates plus denses résultant de la solidification des sédiments lors de périodes de sécheresse intense, séparées par des milliers ou des millions d’années, qu’a connu la région. Avec le réchauffement climatique en cours, peut être que d’ici quelques milliers d’années l’ensemble de l’Occitanie ressemblera au Sahara !

 

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Nous approchons en vue d’un nouveau canyon dont l’aspect éminemment sauvage titille notre esprit aventureux. A vrai dire, il en faut peu pour nous émoustiller, grands enfants que nous sommes, sauf bien sûr pour le pique-nique où ne buvons pas de la grenadine !

 

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Le canyon se révèle étonnamment étroit, les sédiments apparaissant plus durs qu’en d’autres endroits et résistant donc mieux à l’érosion.

 

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Peu à peu le sol s’élève nous ramenant vers le haut du plateau.

 

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Parvenus sur le plateau, nous découvrons une nouvelle cascade, dénommée le saut du Poisson, qui nous donne envie à Jo et Moi de « goûter » à son eau !

 

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Nous voici bientôt à pied d’œuvre dans un cadre idyllique où les trois couleurs primaires propices à une belle photographie : le bleu, le vert et le rouge, sont présentes. Elles se marient idéalement au blanc des nuages et de la cascade.

 

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Nous allons derechef goûter l’eau de la cascade qui, bien que plus ensoleillée que la précédente, n’en est pas plus chaude pour autant ! On a beau être chez le Diable plutôt réputé pour son climat caniculaire, l'eau y est diablement fraîche ! Nos attributs masculins s’en sont du coup évanouis ! 

 

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Nous reprenons notre périple dans le but de trouver la sortie de ce labyrinthe guidés par quelques erratiques cairns .

 

 

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Avant de reprendre nos montures, nous jetons un dernier coup d’oeil à ce lieu enchanteur qui vaut bien des paysages situés dans des pays lointains que nous vantent les brochures touristiques. Ici nous sommes dans l’Hérault, pays que la plupart des touristes voient comme un pays de campings et de plages ! Mais si vous y venez, oubliez les plages, vous serez heureusement surpris !

 

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24/11/2017

Périple au milieu des ruffes et des volcans de Brenas

 

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Nous voilà partis, Jo, Claude, Jean-Claude et Bibi, tels les quatre mousquetaires, armés de nos couteaux suisses - utiles surtout pour le tire-bouchon - pour une grande virée autour du village de Brenas, situé au cœur du pays des ruffes. Ces sols sédimentaires, vieux de deux cent millions d’années et rougis par l’oxyde de fer, ont été remontés à la surface par la surrection des Pyrénées il y a environ quarante millions d’années. Nous commençons notre périple par une virée vers le nord du village dont le relief montueux a été recouvert par les coulées de lave basaltique issus d’épisodes volcaniques qui se sont produits entre six cent mille ans et deux millions d’années. Une peccadille à l’échelle de l’âge de notre bonne vieille Terre.

 

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Vers l’Est, on aperçoit les eaux tranquilles du lac du Salagou qui baignent le pied de volcans éteints. Aujourd’hui le feu n’est que dans le feuillage automnal des arbres que le temps étonnamment clément peine à éteindre.

 

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Nous nous dirigeons vers la zone des ruffes où l’infinie richesse des coloris des ramures révèle la grande diversité des essences qui prospèrent en ces sols pourtant peu fertiles. Seuls les arbres, ces êtres bien plus complexes qu'on ne le pense généralement*, sont capables de tirer profit des maigres éléments nutritifs qu’ils contiennent.

 * Je vous invite à lire sur ce sujet "Les 12 sagesses des arbres" de Vincent Karche

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Bientôt les ruffes s’offrent à notre regard, terres sombres au pied des collines ravinées par l’érosion.

 

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Au milieu de ces ruffes, qui nous donnent le sentiment d’avoir débarqué sur la planète Mars, surgit le « neck » volcanique - dit de la Roque -  d’un ancien volcan .

 

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Aujourd’hui, on a peine à imaginer que ces lieux sereins ressemblaient dans un lointain passé à l’enfer. La poussée inexorable de la plaque continentale africaine contre celle de l’Europe pourrait à terme raviver ce phénomène. On se rassure toutefois en se disant qu’il y a peu de risque que cela se produise avant la fin de notre randonnée.

 

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La maigre pâture recouvrant le sol permettait autrefois l’élevage de quelques moutons. La statue de la Vierge Marie, que l’on aperçoit au sommet du « neck » de la Roque, a probablement été installée par un berger, dont on voit la masure en ruine, afin de le protéger des soubresauts de Gaïa. Il n’ y a que la foi qui sauve !

 

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Sereins et émerveillés par notre environnement féerique nous poursuivons notre chemin.

 

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Bientôt se révèle derrière nous, au dessus de la colline de ruffes que nous avons longée, la tour en ruine du château de Malavieille perché sur le « neck » volcanique de la Roque Maure. Les anciens châtelains étaient plus braves que notre berger pour s’installer en un tel lieu. Ou peut être étaient ils inconscients !

 

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Nous nous rapprochons peu à peu du neck à la Vierge, estimant qu’il fera un excellent promontoire pour y installer notre camp de base pour le pique-nique.

 

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Vu sous cet angle, ne trouvez vous pas qu’il a un petit air de « Mont St Michel » perdu en territoire languedocien.

 

 

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Notre pique-nique avalé devant un spectacle enchanteur et n’ayant perçu dans le sol aucune inquiétante secousse, bien que mécréants  nous confions nos âmes à la protection de Marie  (on ne sait jamais !) et nous nous octroyons quelques instants dans les bras de Morphée.

 

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Puis nous faisons le tour du neck dont l’aspect déchiqueté témoigne de la violence du séisme qui l’a fait naître.

 

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En redescendant vers le chemin, nous longeons ce que nous croyons un instant être un mur édifié par les anciens. Mais il s’agit d’une couche sédimentaire provenant de dépôts lagunaires anciens que la surrection des Pyrénées a mis à la verticale. Notre planète n’a pas une existence de tout repos, comme en témoigne d’ailleurs les séismes qui se produisent de nos jours ici et là.

 

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Un arbre mort se prête à une pittoresque mise en scène et connaitra ainsi une nouvelle vie à travers mon blog.

 

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Nous poursuivons notre périple, toujours environnés de ruffes qui confèrent une atmosphère exotique à notre randonnée.

 

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Rares sont les arbres qui parviennent à s’ y implanter et celui–ci semble mener un combat perdu d’avance pour prolonger sa jeune existence.

 

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La zone de ruffes que nous venons de traverser ressemble à un immense poulpe échoué dans un cirque de verdure.

 

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Après une courte montée, nous accédons à un sentier en balcon qui offre une vue fantastique sur les deux necks à la Vierge et de Roque Maure rapprochés l’un de l’autre par la magie de mon télé-objectif.

 

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Vu dans son ensemble, le paysage qui se dévoile à nous est l’un des plus beaux et étonnants de l’Hérault qu’il m’ait été donné d’admirer, magnifié par les couleurs automnales. Avis aux amateurs.

 

NB : Pour effectuer cette randonnée, garez vous sur la place de l’Eglise de Brenas où vous trouverez des panneaux indicatifs sur ces deux circuits (Nord et Sud) que l’on peut combiner en un seul(12km 4H30). Remercions la mairie pour cette installation. La montée au neck de la Roque est hors circuit.Il est utile d'avoir la carte IGN 2643 OT

 

Je m'absente une dizaine de jours et répondrai à vos commentaires à mon retour

 

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 Texte & Photos Ulysse

 

 

 

 

11/03/2017

Diablement beau le canyon du Diable !

 

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Le développement de la société moderne est fondé sur une perpétuelle frustration que la publicité fait naître dans nos esprits afin de faire tourner la machine économique. Or la plupart des produits offerts à la vente sont des variantes inutiles des produits de base dont nous avons réellement besoin pour vivre. Je ne rejette pas le confort et les remarquables possibilités de communication que nous a apportés le progrès technique - que j'utilise largement - mais je pense que nous pourrions mener une vie plus épanouie en étant plus frugal, moins frénétiquement soucieux de se procurer la dernière nouveauté technique où la énième version à la mode d’un produit que l’on possède déjà. A cet égard, randonner est une bonne école de frugalité car elle nous ramène à l’essentiel : le contact avec la nature qui fut le berceau et le lieu de vie de l'homme avant qu'il ne bâtisse des villages et des villes. La beauté des paysages, le chant des torrents, le murmure du vent, le vol d’un oiseau, la cavalcade d’un mouflon, le défilé des nuages sont des richesses qui comblent mon âme. Bon il est vrai que dans mon sac à dos j'ai aussi quelques produits pour me sustenter et me désaltérer (autre que de l'eau!)  qui sont issus de cette "machine économique" que je critique, but nobody's perfect ! Me mettre en route me met en joie et le chemin qui s’ouvre sous mes pas me mène immanquablement au paradis, sauf aujourd’hui où j’ai prévu d’aller explorer le canyon du Diable.

 

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Parti du hameau de Rabieux, je chemine sur une piste tracée sur la ligne de crête des Combes, modestes collines qui culminent à 300 mètres d’altitude.

 

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Je croise une belle orchidée, ma première de l’année, messagère du printemps en avance dans le Sud !

 

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Puis je passe devant un abri de chasseur, spectacle qui, vous vous en doutez, me réjouit moins. Quelle abominable lâcheté de la part de ces "nemrods" bedonnants qui, planqués dans leur cahute, en bougeant simplement un doigt, peuvent flinguer à tout va les oiseaux qui passent au dessus de la colline. Dans la nature, les prédateurs mus par la nécessité de se nourrir doivent faire preuve d’intelligence, d’endurance, d’habileté pour attraper leurs proies et ils doivent souvent s’y reprendre à plusieurs fois.

 

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Non content de massacrer la grâce et la beauté, ces tristes sires abandonnent leurs cartouches qu’ils sont censés ramasser !

 

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Autre motif pour moi de tristesse mêlée de compassion : ce grand pin fauché par une tempête. Ses compagnons restés debout ont-ils conscience de ce drame ? Que savons nous des sentiments des arbres dont on découvre peu à peu qu’ils communiquent entre eux et s’entraident.

 

 

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Après une petite heure de marche, j’arrive en surplomb du Canyon du Diable creusé par plusieurs torrents dans les ruffes, sols sédimentaires vieux de 200 millions d’années, qui occupent la zone. Ce nom lui a été probablement été donné du fait que les ruffes sont rouges comme les flammes de l’enfer.

 

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Vous êtes prêts pour vous perdre au coeur du canyon ? Que la visite commence !

 

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La visite s’achève hélas ! Le lieu vous a plu ? A tout moment je m’attendais à y voir surgir, non pas le diable, mais des indiens tant ce site m’a rappelé les parcs américains de l’Utah et de l’Arizona où vivent les Navajos. De toute façon je ne craignais rien car cela fait longtemps que j’ai perdu mon scalp ! Et puis les amérindiens sont bien plus pacifiques, cultivés et intelligents que les nemrods que l’on peut croiser dans nos régions !

 

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Texte & Photos  Ulysse

 

 

 

08/07/2016

Deux petits loups au Salagou

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Avec l’arrivée de l’été et le retour des cigales, j’ai le bonheur de voir aussi débarquer dans mes pénates sudistes mes derniers petits loups, Emilie et Romain, qui hélas grandissent plus vite que mes pieds de tomate ! Ce sont les derniers de la lignée et je sais hélas qu’une fois qu’ils auront atteint les rives de l’adolescence, je devrai renoncer aux parties de cache-cache, de sept familles, de Mille Bornes et de Uno ainsi qu’aux enlèvements et rançons de Doudous qui me font oublier que septuagénaire je suis devenu. Mais j’espère qu’il y a une chose que nous continuerons de partager et ce jusqu’à mon dernier souffle : le goût de la randonnée ! Car c’est en marchant que l’on découvre vraiment le monde, la vie et que l’on se construit ! Pour l’heure, nous voilà partis pour une randonnée au bord du lac du Salagou que mes lectrices et lecteurs ont maintes fois arpenté en ma compagnie ! Mais quand on aime on ne se lasse pas !

 

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Les plateaux herbeux qui dominent le lac étaient autrefois occupés par des bergeries et nombreux étaient les moutons qui gambadaient en ces lieux, aujourd’hui fréquentés par les seuls randonneurs. Le nom de la chapelle Notre Dame des Clans, que l’on aperçoit en contrebas, lui viendrait d’ailleurs du tintement des cloches (les clans) des troupeaux qui pâturaient dans les environs.

 

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Aujourd’hui le soleil du sud donne à plein et mes petits parisiens qui sortent à peine de l’hiver, qui a duré dans le nord jusqu’au moi de juin, souffrent un peu de la chaleur. Romain a fini par accepter de porter le chapeau de sa maman pour protéger son épiderme très ressemblant à celui d’un citoyen de sa -plus - très gracieuse majesté !

 

 

 

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Mais la simple vue de l’eau émeraude du lac dans laquelle nous allons bientôt plonger nous aide à supporter le soleil ardent et à avancer coûte que coûte.

 

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Cela dit il est temps que nous arrivions au bord de l’eau car même Emilie qui est généralement l’un des éléments les plus vaillant de la troupe commence à souffrir de la chaleur.

 

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Parvenus au bord de l’eau , il nous faut d’abord déloger une baigneuse imprévue – une jeune couleuvre vipérine tout à fait inoffensive – avant qu’Emilie et Romain n’osent mettre un orteil dans l’eau ! Mes jeunes parisiens ne sont pas encore tout à fait accoutumés aux rencontres insolites que nous réserve le monde sauvage et qui en font la beauté. Si un jour Monsanto, aidé par nos hommes politiques affairistes, veules et incultes, règne sur le monde, l’humanité vivra sous de vastes cloches en verre aseptisées et se nourrira de gélules aromatisées.

 

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La couleuvre ayant obligeamment décidé de nous laisser la place, Emilie et Romain se décident à se jeter à l’eau, mais en veillant à ce que leur géniteur leur serve de garde du corps ! Courageuse mais pas téméraire la jeune génération ! A leur âge je descendais la rivière Thio en Nouvelle-Calédonie sur des radeaux de bambous qui se fracassaient sur le mascaret de l’embouchure infestée de requins. Bon, on avait la présence d’esprit de quitter le radeau bien avant l’arrivée dans l’embouchure, sinon je ne serai pas là pour le raconter !

 

 

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Pendant que les adultes finissent tranquillement leur pique-nique en buvant leur café sur la plus belle terrasse du monde (ou du moins l’une des plus belles !) les jeunes s’amusent au bord de l’eau comme les enfants le font depuis des millénaires, échappant pour un temps aux liens occultes des tablettes qui rêvent de transformer l’humanité en marionnettes « consumivores ».

 

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Le pique-nique terminé, il faut penser au retour et Romain, qui découvre le chemin qui reste à parcourir, se prend la tête à deux mains en pensant sans doute qu’on est à la limite de la maltraitance. Mais heureusement il n’a pas encore de téléphone pour appeler les services sociaux !

 

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Son papa et sa sœur s’étant mis en chemin sans piper mot ni lui prêter aucune attention (père indigne !) il est bien obligé de suivre.

 

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Mais après une heure de marche, nos corps ont besoin d’être réhydratés et nous redescendons vers les rives du lac à la recherche d’un endroit propice à la baignade.

 

 

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Romain qui jusque là traînait les pieds retrouve soudain son allant et se précipite vers l’eau salvatrice.

 

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Et il est le premier dans l’eau, sans même avoir pris le temps de vérifier s’il n’y avait pas d’intruse occupant déjà les lieux.

 

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Le « hic » car souvent dans tout bonheur il y a un « hic » - ne serait ce que pour nous rappeler que le paradis n’est pas sur cette terre - c’est qu’après la baignade, il faut remonter vers le chemin. Et là, oh ! surprise ! Romain revigoré par l’eau du lac fait la course en tête ! Il a même l’outrecuidance de morigéner ceux qui trainent derrière !

 

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Piquée au vif, Emilie s’empresse de le devancer , lui montrant ainsi que les filles d‘aujourd’hui ne sont plus disposées à se laisser faire et sont prêtes à prendre les commandes de ce monde assez machiste (en témoigne avec brio la classe politique française et sa cohorte de députés et sénateurs misogynes et séniles) et il faut le dire plutôt mal géré !

 

 

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Toute balade se prête à une leçon d’histoire, de géographie, de science naturelle ou de géologie. Et sur ce dernier point le Salagou est un livre à ciel ouvert qui expose ses « ruffes », roches sédimentaires rouges déposées il y a deux cent millions d’années par d’anciennes lagunes, sur lesquelles des volcans il y a environ deux millions d’années ont craché des coulées de lave basaltique.

 

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Et nous voilà revenus à notre point de départ ahanant sous le soleil quasi tropical qui règne en ce début du mois de juillet. Nous jetons un dernier coup d’œil à ce paysage inhabituel sous nos latitudes en nous disant que décidément nul n’est besoin d’aller à l’autre bout de la terre pour être dépayser !

 

Je viens de publier mon dernier CD "Bulles de savon" sur les plateformes musicales Deezer, Itunes, Fnac Juke box, Google play etc...

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