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16/01/2016

A l’assaut de la Séranne

 Pour localiser le lieu de la randonnée cliquez ICI

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Nous voilà partis à l’assaut du massif de la Séranne qui surplombe la magnifique vallée de la Buèges, paisible rivière d’une douzaine de kilomètres qui se jette dans l’Hérault et dont la source, située près du village de Pégairolles de Buèges, est un lieu paradisiaque, bien que je n’y ai jamais vu de nymphes s‘y baigner.

 

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La température est au dessus de la normale saisonnière et la pente du chemin implique une certaine dépense d’énergie, mais nous supportons, malgré tout, une petite laine. Il est vrai que le soleil paresse dans sa couette de nuages et Eole, qui a trainé toute la nuit dans les bas-fonds de la vallée, caresse nos abattis de ses mains glacées.

 

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Parvenus sur la crête, le sentier traverse une zone de « lapiaz », ces endroits érodés des sols calcaires où la pluie sculpte des aspérités et creuse des crevasses dont les bords coupants mettent à mal les semelles de nos chaussures. Certaines de ces crevasses donnent sur de vastes grottes souterraines qui recèlent des merveilles comme la Grotte de Clamouse, située non loin de là.

 

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Nous parvenons à l’ancienne ferme de Larret dont les ruines romantiques ont servi de refuge à un groupe de résistants pendant la guerre 39-45.

 

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Le seul bâtiment encore debout offre un confort rudimentaire mais présente l’immense avantage de comporter une cheminée qui nous permet de nous réchauffer et surtout de nous préparer un repas chaud. C’est dans ces moments là, après une marche qui nous a bien rafraichit les abattis, que l’on se rend compte de la merveilleuse découverte qu’a été le feu pour nos lointains ancêtres. Et c’est aussi dans ces moments là que l’on prend conscience que le bonheur tient finalement à peu de choses essentielles : de bons amis, du bon vin, de quoi manger, un feu pour se réchauffer !

 

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Gibus qui est « docteur honoris causa ès œufs sur le plat » nous prépare notre repas du jour, appréciable service qui lui est généreusement payé en liquide.

 

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Rassasiés, réchauffés, revigorés, nous prenons le chemin du retour qui, outre qu’il descend, présente l’avantage d’être un brin plus ensoleillé que le chemin du matin. Que demander de plus à la vie ? Au loin, nous apercevons le Pic Saint Loup, que mes fidèles lectrices et lecteurs doivent connaître sous toutes ses coutures.

 

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Puis l’ensemble de la magnifique vallée de la Buèges se révèle à nos yeux, d’où émerge, au premier plan à droite une modeste butte sur laquelle est juché le pittoresque village de Pégairolles de Buèges. Je n’utilise pas le mot « pittoresque » à la légère car pittoresque il l’est vraiment, au contraire de tant de villages de notre région, défigurés par des murs de parpaings bruts de toutes hauteurs qui entourent généralement les maisons. Je ne comprends pas le laxisme des élus locaux à l’égard de cette « lèpre » qui défigure notre région.

 

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Un château, construit au XIIème siècle, domine le village qui contrôlait autrefois l’accès au Larzac qui se trouve sur l’autre versant du massif de la Séranne .

 

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Au fond de la vallée on aperçoit le village de Saint Jean de Buèges blotti au pied du Roc de Tras Castel (des trois châteaux) qui fut jusqu’au XIXème siècle un grand centre de la sériciculture (élevage du ver à soie) .

 

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Après une agréable descente effectuée par une température plus clémente – les dieux sont favorables aux randonneurs courageux - nous retrouvons le plancher dit "des vaches" mais aussi celui des humains et des chevaux et nous récupérons nos montures qui nous ramènent au bercail !

 

*****

Si vous appréciez ce blog je vous invite à aller écouter mes chansons diffusées sous mon nom d'artiste "OLD NUT" sur mon blog

DEEZER

Vous pouvez aussi en écouter ou télécharger certaines sur

OLD NUT

(ou Itunes, Spotify, Google play, Amazon....)

 

( Cliquez sur les mots "Deezer" ou "Old Nut" pour y accéder)

 

Texte & Photos Ulysse

 

22/02/2011

Divines étaient les saucisses au Peyre Martine !

 

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Hello ! C’est moi Louna que vous apercevez de dos en compagnie de Gibus cheminant de bon matin pour faire l’ascension du Peyre Martine qui domine le Cirque de la Séranne du haut de  ses 785 mètres.

Pour une fois, nous faisons des infidélités au Caroux car j’avais envie de voir d’autres paysages. Comme le dit mon papy les voyages forment la jeunesse et même si je n’ai pas encore beaucoup de printemps à mon compteur, mieux vaut que je m’y prenne de bonne heure si je veux conserver ma jeunesse d’esprit. Car quand je vois les difficultés de mes « ancêtres »  à maîtriser leur « mulot » et  leur téléphone portable, je me dis qu’il faut que je me bouge pour retarder le plus possible le processus du vieillissement !

 

 

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Léo, mon grand frère est aussi de la partie avec quelques amis de mon papy et de ma mamy. Pour nous qui venons de Paris, on découvre avec bonheur que le ciel peut être bleu en hiver et qu’on peut aller se balader sans gants ni manteau ni bonnet. C’est une véritable injustice alors qu’il est écrit dans la constitution française que tous les français sont égaux en droit ! A mon retour de vacances, je vais saisir le Conseil Constitutionnel afin que toutes les écoles soient transférées dans le sud de la France !

 

 

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Quand on est enfant, on idéalise les adultes, surtout ceux qu’on aime, or cette randonnée a été pour moi l’occasion d’une des plus grosses déceptions de ma jeune existence.

En effet, alors que mon Papy et Gibus nous ont annoncé une  rando « relax » pour ménager nos jeunes jambes, le confortable chemin que  nous suivons depuis une heure se  révèle être une impasse.  Voilà donc deux être chers que je croyais infaillibles en matière de chemins et qui se plantent comme deux débutants. Quand survient un tel événement dans votre vie comment voulez vous avoir confiance dans l’avenir ?

Comme nous avons déjà grimpé plus de 300 mètres de dénivelé, personne n’a alors envie de faire demi-tour. Repérant une vague sente qui se dirige tout droit vers le sommet du Peyre Martine nous l’empruntons.  Elle nous oblige bien vite à nous transformer en quadrupèdes, ce qui ne me gène pas trop vu que c’est un état que je pratiquais il y encore quelques années. Mais pour mes « ascendants » l’ascension n’est pas aussi aisée,  paradoxe sémantique qui aurait ravi Noam Chomsky père de la grammaire générative et transformationnelle (et oui il est au programme du CM2 !)

 

 

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Je suis malgré tout admirative de voir des gens qui ont un demi siècle de plus que moi (une éternité, en quelque sorte !) réaliser une telle grimpette ! Je vais finir par croire mon papy qui prétend que le vin est un élixir de jouvence  et je me dis qu’avec la cave qu’il  a il est parti pour grimper les montagnes au delà de cent ans, si les montagnes sont encore là !

 

 

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Nous quittons la zone rocheuse pour aborder un grand pierrier, ce qui nous fait passer de Charybde en Scylla (j’ai beau n’être qu’en CM2 j’ai des « lettres » !) ou comme dirait mon papy de « Jacques  en  Nicolas » mais là je ne sais pas trop à quoi il fait référence ! Les pierriers sont, en effet,  les endroits les plus traîtres de la montagne car le sol s’effondre sous vos pieds et il vous faut faire trois pas pour avancer d’un seul.

 

 

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Après deux heures trente d’ascension nous arrivons sur une petite plateforme où l’on peut dresser notre campement pour le pique-nique et d’où l’on jouit d’une vue imprenable sur  la vallée de la Buège. De toute façon vu la difficulté pour y accéder, je doute que quelqu’un ait envie de nous la prendre cette vue !

 

 

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Gibus nous allume un feu  et aidé de Jo y fait griller les saucisses prévues au menu et que les « anciens » ont vaillamment portées sur le dos avec le reste du menu !  J’avoue que l’odeur des saucisses grillées qui effleure mes narines ranime toute mon estime et ma considération pour Gibus et mon papy!

N’allez pas croire que je suis vénale, mais je me dis qu’après tout  l’erreur est humaine  et que notre erreur de parcours est somme toute profitable puisqu’elle m’a permis de vérifier de quel exploit j’étais capable malgré mon jeune age ! Pour une petite parisienne, je suis assez fière de moi (j’ai mis « assez » pour ne pas paraître prétentieuse ) Mon frère aussi s’en est bien sorti, mais c’est un pré-ado déjà presque aussi grand que mon papy, il a donc moins de mérite !

Assurément divines sont les saucisses et je doute fort qu’aucun jeu vidéo puisse un jour me  donner le bonheur que j’éprouve à les croquer ainsi au soleil en si joyeuse compagnie. Je suis d’accord avec mon papy qui se désole de voir que des milliards sont engloutis de par le monde  pour mettre au point des jeux permettant de « singer » les activités humaines devant une "téloche" alors qu’il suffit d’enfiler une paire de chaussures de randonnées pour se sentir pleinement vivre ! A tous mes petits camarades je dis : " Mettez vos consoles à la poubelle et sortez, le bonheur est sur les sommets!"

 

 

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Revigorés par ces agapes « dyionisiaques » - cet adjectif valant surtout pour les anciens du groupe dont les saucisses ont vogué sur les flots de divins nectars - nous reprenons notre périple pour gagner le sommet du Peyre Martine.  Ayant atteint notre objectif, je célèbre cet exploit sur les épaules de Gibus, histoire de faire la pige à mon grand frère qui me prend toujours de haut ! (Ah ! si vous saviez comme est funeste le sort des cadets !)

 

 

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Un parapente passe à ce moment là au dessus de nous et je l’envie un peu quand je pense au chemin du retour.

 

 

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Je ferme alors les yeux et me mets à rêver que je suis un oiseau, mais hélas ça ne marche que dans les films d’Harry Potter !  Je suis donc condamnée à redescendre « pédibus cum jambis » avec le groupe !

 

 

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Pour corser un peu les choses, nous avons de nouveau un problème d‘orientation. Nous tombons, en effet, sur  un cairn placé au beau milieu  d’une plaque rocheuse sans pouvoir déterminer la direction à prendre car l’endroit est entouré d’un océan de buis dans lequel on ne voit pas le moindre chemin.

 

 

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Gibus et mon papy sont perplexes, mais là je dois reconnaître que leur compétence n’est pas en cause et nous nous engageons au hasard dans cet océan végétal  à la recherche d’un hypothétique chemin. Nous faisons vite marche arrière car le maquis dans lequel  nous progressons devient de plus en plus impénétrable.

 

 

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Revenus sur la ligne de crête, nous faisons une tentative dans une autre direction qui se révèle fructueuse car nous retrouvons enfin le chemin à mon grand soulagement. Il faut dire que vu ma petite taille le groupe risquait de me perdre dans les buissons. Je me demande d’ailleurs si ce n’était pas  leur  intention  pour  retrouver un peu de tranquillité car il faut que je vous avoue que dans la famille on me surnomme « Calamity  Louna ».

 

 

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Quand je parle de chemin, il s’agit en fait d’une vague piste qui descend le long de la ligne de crête et qui est presque aussi escarpée que celle  emprunté à la montée.

 

 

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Tous ces efforts m’ont desséché le gosier. Et moi qui suis d’ordinaire sobre comme une chamelle, au contraire  de mon papy qui boit sans  soif  et rarement de l’eau, je vide ma gourde en quelques secondes !

 

 

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Petit à petit la vallée se rapproche ravivant mon courage qui commençait à défaillir ! Il faut dire qu’avec mes petites jambes j’ai fait au moins deux fois plus d’efforts que le reste du  groupe. J’espère en conséquence avoir double ration de chocolat pour le goûter,  mais cela n’est pas gagné d’avance. Je vais devoir sortir mon sourire enjôleur qui a un effet dévastateur sur la volonté de mon papy

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Vous allez encore penser que je suis prétentieuse mais cette photo vous montrera qu’il est difficile de résister a mon sourire !  Bon, cela dit connaissant la faiblesse des hommes je n'en abuse pas,  je ne  l’utilise à des fins utilitaires que pour les bonbons et le chocolat !

 

Texte de Louna et photos d’Ulysse et de Marie

 

 

30/04/2009

Allez marcher au fond de la Méditerranée ....au pioch Laulet !

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Pour répondre à mon invitation inutile de mettre la maison sens dessus dessous pour retrouver dans les affaires

de plage un masque et un tuba, vous n'en aurez pas besoin ! De fait, nous allons cheminer sur un massif coralien laissé

par l'ancêtre de la Méditerranée il y a environ 145 millions d'années et que la poussée des Pyrénées a projeté à 800m

d'altitude .


Une fois n'est pas coutume nous partons d'un sommet auquel on peut accéder en carosse - le Pic Baudille - pour suivre

le GR 74 qui entaille le flanc du massif des Piochs jusqu'au mas d'Aubert et revenir par un chemin qui zigzague sur

la ligne de crête.


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La chaine des Piochs, que prolonge au nord est le massif de la Séranne qui culmine au Roc Blanc (914m), constitue

la limite sud des Causses, autrefois royaume des moutons et de la liberté et que les sociétés de chasse quadrillent

aujourd'hui de barbelés pour permettre à quelques « happy few » de satisfaire à leur sinistre « loisir » : tuer !


C'est un mondre âpre où le calcaire du sol engloutit avidement la moindre goutte d'eau, où le vent règne en maître et où

le règne végétal se limite aux herbes rases, au touffes odorantes de thym, aux massifs de buis et de génévriers. Les

quelques autres arbres qui s'aventurent en ces lieux ont des formes tourmentées, reflet de leurs impitoyables conditions

d'existence.


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Dans ce monde quasi minéral, une touche de poésie est apportée par les lichens qui brodent sur les pierres

des motifs ésotériques que, seules sans doute, savent décrypter les abeilles qui viennent butiner le thym.


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Ces lieux parmi les plus hauts du Languedoc ont été choisi par nos lointains ancêtres pour y construire leurs

sépultures. De là ils pouvaient à loisir observer la mystérieuse ronde de la Lune et des étoiles, étranges feux du ciel

qu'ils devaient associer à leurs divinités. C'était un temps où l'homme respectait encore sa mère Gaïa. Auourd'hui il

la maltraite sans comprendre que sa survie en dépend.


Près du dolmen en ruine on trouve, posté par une main anonyme mais éclairée, le discours prononcé en 1854 par

le chef indien Seattle de la tribu des Suquamish à l'occasion du transfert forcé des terres indiennes au gouvernement

fédéral des Etats Unis. Je vous en cite des extraits car c'est un texte que l'on devrait lire dans toutes les écoles :

« ...Il faut apprendre à nos enfants que la terre qu'ils fouleront est faite des cendres de nos ancêtres...Dites à vos

enfants que le sol est riche des vies de notre peuple. Apprenez leur ce que nous avons toujours appris aux nôtres que

la terre est notre mère. Nous savons que la Terre n'appartient pas à l'homme mais que l'homme appartient à la Terre.

Toutes les choses dépendent les unes des autres comme les membres d'une même famille.. L'homme n'a pas tissé

la toile de la vie, il n'en est que l'un des brins. Les dégats qu'il fait à la toile, c'est à lui qu'il les fait. ..... 
»

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On aperçoit au loin dans la brume les silhouettes fantomatiques du Pic saint Loup et de l'Hortus qui se font face

comme deux molosses gardant les portes du royaume enchanté des vins du Pic Saint Loup, cru prestigieux des Coteaux

du Languedoc



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Mais la piste qui y mène est longue et nous risquerions de mourir de soif avant de parvenir en ce fabuleux royaume.

Nous remettons à un autre jour une visite en ces lieux chéris par Bacchus. (Si vous souhaitez découvrir ces délicieux

nectars, consultez dans ma rubrique « Délices » la note sur le Château de Valflaunès)


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Nous voilà au sommet du Pioch Laulet qui offre une dalle confortable au dessus de laquelle , il y a environ 150 millions

d'années, mérous, requins, raies passaient en quête de proies. Aujourd'hui il n'y a aucun risque d'y faire de mauvaises

rencontres, si ce n'est un oiseau facétieux qui prendrait votre crâne pour un lieu d'aisance !.


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En revanche le pioch lui même n'est pas à l'abri d'un redoutable prédateur : l'érosion ! On la voit à l'oeuvre dans

les cavités que les cailloux remués par le vent et l'eau creusent patiemment dans son socle.


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Mais bien qu'il soit lentement grignoté et miné,le piochl offre pour quelques siécles encore un magnifique panorama

sur les Cévennes et le sommet longiligne de l'Aigoual encore enneigé.


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Revenant par le chemin qui navigue sur les crêtes, nous croisons une harde de cerfs qui se dorent au soleil

et ne semblent pas effarouchés par notre passage


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En de nombreux endroits ce massif affiche son grand age, les rides creusant ses membrent dénudés


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La silhouette d'un pin audacieux qui s'est aventuré sur la crête inhospitalière témoigne de la force de la Tramontane

qui prend plaisir à batifoler en ces lieux.


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Nous croisons un caïman assoupi qui attend patiemment le retour de la mer . Avec le réchauffement climatique

que notre inconscience a provoqué sans doute n'aura-t-il pas trop longtemps à attendre !


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Arrivé au terme de la randonnée je trouve sur le chemin un caillou auquel Gaïa a donné une forme de visage

humain comme si, à l'exemple du Chef Seattle, elle voulait nous rappeler que c'est elle qui nous a donné la vie et que

si l'on n'en prend pas soin , un jour prochain elle nous la reprendra.


PS: Le détail du circuit figure en fichier joint


Texte & photos ulysse