suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

06/12/2010

Pérégrinations autour de Puéchabon (1ère partie)

 

 

DSC01055.JPG

 

 

Sur une route qui se perd sous un ciel blafard,

Rivière de pierres sinuant entre les vignes,

Je vogue, répondant à de mystérieux signes,

La vie n’est-elle pas qu’un éternel départ ?

 

 

DSC01066.JPG

 

 

Ici, les hommes ont façonné le paysage,

En vivantes mosaïques qui chantent les saisons,

La vendange faite, les feuilles tombent en pamoison,

Tandis que le nectar coule dans le secret des caves.

 

 

DSC01062.JPG

 

Dans les haies qui bordent les vignes, la salsepareille,

Offre ses multiples cœurs et ses graines d’apparat,

Prenez garde ! Si ses tiges épineuses vous prennent le bras,

C’en est fait de vous, vous sécherez au soleil !

 

 

 

DSC01074.JPG

 

 

La route monte sur le plateau par de grands virages,

Ménageant nos cœurs et nos respirations,

Nos esprits se livrent alors à la méditation :

D’où viennent et où vont ces merveilleux nuages ?

 

 

 

DSC01091.JPG

 

 

Du bord du plateau, on voit Saint Guilhem-le-Désert,

Parure offerte par les hommes aux rives de l’Hérault,

Sur laquelle veillait hier un formidable château,

Dont les feux sont éteints et les salles à ciel ouvert.

 

 

DSC01093.JPG

 

Son joyau absolu est l’abbaye de Gellone,

Chef d’œuvre de l’art roman languedocien,

Dont le vingtième siècle qui ne respectait rien,

A fait une carrière, tristes petits hommes !

 

 

DSC01106.JPG

 

Dans ces monts de calcaire constamment assoiffés,

L’Hérault peine à sauver sa peau, serpent liquide,

Dont pas un remous n’affecte les eaux languides,

Que griffent à la belle saison des canoës.

 

 

DSC01109.JPG

 

 

Les arbres en rangs serrés se pressent sur ses bords,

Y captant l’eau si rare nécessaire à leur sève,

Ainsi le fleuve secrètement vers le ciel s’élève,

Des ramures qui l’ombragent favorisant l’essor.

 

 

DSC01117.JPG

 

 

Nous voici en vue du hameau de Montcalmès,

Chef-d’œuvre de la civilisation caussenarde,

Broderie de pierres que la patine du temps farde,

Edifiée par des hommes de la plus noble espèce.

 

 

DSC01124.JPG

 

Ici l’élégance se marie à l’audace,

Les colonnades sont comme un champ de fleurs,

Dont les pétales de pierre défient la pesanteur,

Et traversent sans flétrir les siècles qui passent.

 

 

DSC01131.JPG

 

 

Le savoir faire de leurs anonymes bâtisseurs,

Egalait celui mis en oeuvre pour les cathédrales,

Pourquoi courir s’agglutiner au Taj Mahal,

Quand on a près de chez soi de telles splendeurs !

 

A suivre……


Texte & Photos Ulysse