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05/11/2016

les petits loups à l'assaut du Marcou

 

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Hello, vous vous rappelez de moi ? Je m’appelle Romain, descendu des brumes nordiques, avec ma sœur Emilie, pour passer les vacances chez nos grands parents sous le généreux soleil languedocien. Nous vous invitons à aller contempler les splendeurs automnales de cette région bénie des dieux sur les pentes du Marcou (1093m), le plus haut sommet des monts d’Orb. Suivez le guide !

 

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Comme nous ne nous sommes pas levés aux aurores - vacances obligent - nous ne partons pas de la plaine, comme le font mon papi et son copain Gibus qui sont un peu « masos », mais du col de Leyrac situé à 770 mètres d’altitude, ce qui nous fait quand même un peu plus de 300mètres de dénivelé à grimper. Vu la longueur de mes jambes, c’est un exploit honorable ! Le parcours commence « moderato » et emprunte une allée bordée de hêtres qui sont au moins aussi vieux que mon papi, mais qui, eux, ont gardé leur ramure ! Je marche en tête avec les « grands » tandis que ma sœur traîne derrière comme toute pré-ado qui se respecte.

 

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Cette allée débouche sur une vaste prairie d’où l’on découvre l’imposant Marcou, dont le sommet est orné d’une croix. De fait, selon mon ancêtre Ulysse, le chemin le plus direct pour y accéder est un vrai chemin de croix ! Mais, comme il va de soi, nous allons prendre le chemin des « écoliers » dont la pente est plus douce, ce qui permettra aux lectrices et lecteurs les moins aguerris de nous suivre sans difficulté.

 

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Quelques chevaux se repaissent avidement de l’herbe dont les pluies récentes, après un été aride, ont permis la repousse.

 

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De nombreux adultes considèrent encore les animaux comme des êtres ne se préoccupant que de manger, boire et dormir. Mais nous, les enfants, savons par la fréquentation de nos doudous, que ce sont des êtres sensibles, comme en témoigne ce cheval perdu dans la contemplation du magnifique panorama qui s’offre à lui.

 

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Somptueux, effectivement, est le paysage qui se dévoile où le camaïeu d’or et de bruns des feuillages d’automne contraste avec le bleu des sommets noyés dans la brume venue de la mer. 

 

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Après une bonne heure de marche nous arrivons au sommet au dessus duquel tournoient quelques vautours, que notre présence ne semble pas inquiéter. Mais quel mal pourrions nous faire à ces seigneurs de l’air, nous, pauvres bipèdes collés à la terre par la loi de la gravité.

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Nous nous asseyons un instant au sommet et papi en profite pour nous donner une leçon de géographie, vu qu’il a grimpé la plupart des sommets que l’on aperçoit.

 

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Afin de nous protéger de la brise qui souffle de la mer, nous redescendons une vingtaine de mètres sur le flanc nord du Marcou pour pique-niquer. Le spectacle dont on jouit n’a rien à voir avec celui de la cantine scolaire.

 

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Après avoir festoyé, nous redescendons du Marcou pour poursuivre notre randonnée. Je reprends ma place en tête et cours en dévalant la pente et en étendant les bras, essayant vainement de décoller. Même les formules de Harry Potter, que je connais par cœur, sont inopérantes. Vous qui me lisez, faites le savoir autour de vous : Harry Potter est un imposteur !

 

 

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Mais mon papi me dit qu’avec un tel paysage, on n’a pas besoin de voler et que de toute façon, si on volait, on risquerait de se faire canarder par des « Nemrods » en vadrouille.

 

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Nous quittons les pentes du Marcou pour nous engager sur une piste qui sinue dans les sous-bois éclairés par une douce lumière tamisée par les feuilles d’or des hêtres.

 

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Je trouve surprenant que les feuilles se parent d’une telle beauté au moment de leur mort. Papi me dit que c’est un signal de la nature pour nous enseigner à révéler le beau et le bon qui est en nous avant de mourir. J’ai donc décidé à la rentrée prochaine de partager mes billes avec mes copains, mais bon je vous avoue que ça m’embête un peu !

 

 

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Dans une partie du sous-bois plus sombre colonisée par les sapins, un hêtre, dont le feuillage est éclairé par le soleil, brille comme une bougie dans cette obscurité.

 

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Nous nous arrêtons un instant pour laisser passer un éphippigère (grosse sauterelle) qui traverse le chemin insouciant de notre présence. J’avoue qu’à voir son rostre arrière en forme de glaive, je ne suis pas rassuré, mais mon papi m’affirme que cet insecte est inoffensif.

 

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Nous croisons ensuite un autre randonneur avec lequel – étant un enfant bien élevé - j’entame la conversation. Mais il est si dur de la feuille que je poursuis mon chemin. Dommage, car il avait l’air sympa le vieux !

 

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La randonnée s’achève par un sentier bordé de vieux hêtres majestueux qui ont dû voir de nombreuses générations d'hommes passer sur ce chemin et qui en verront encore d'innombrables. 

 

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Les pierres du muret qui borde le chemin sont recouvertes d’une épaisse couche de mousse qui confère au lieu une atmosphère féérique.

 

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 Finalement pas besoin de s’appeler Alice pour découvrir le pays des merveilles ! Il est ici !

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Canta-la-Vida où j'illustre certaines chansons en photos.

La dernière, nouvelle version postée ce jour, s'intitule "Ecoute ton âme"

Piquesel : "bloc-note photos" où les photos sont accompagnées de commentaires humoristiques ou poétiques.

Vous pouvez y accéder en cliquant sur les noms figurant en haut de la colonne de droite.

 


Texte & photos Ulysse